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Thamourth, Algérie, cuisine traditionnelle, culture

Lemrourdj, L’association thafath organise un volontariat

 

Le vendredi 3 octobre, un jour avant la fête de l’Aid El Adha, l’association thafath a mobilisé ses adhérents et les jeunes de quartiers pour mener une vaste campagne de nettoyage à travers le village Lemroudj.

Cette action de volontariat est la seconde du genre depuis la création de l’association thafath dont les principaux axes de son programme sont la culture et l’environnement.

Malgré la pluie qui tombait ce vendredi, les volontaires ont mené à bout l’action de nettoyage de l’artère principale et des ruelles secondaires.

Enfin, une fois de plus, les jeunes du village Lemroudj ont montré leurs capacités à se mobiliser pour des actions d’utilité publique et leur disponibilité à apporter un plus au cadre de vie des citoyens. Ils sont à féliciter et à encourager pour tout ce qu’ils font tant dans le domaine culturel qu’environnemental.

Auteur : Rachid Sebbah

Origines des premiers habitants de Lemroudj

Bien que son histoire remonte à l'époque romaine, l'actuel village Lemroudj est de création récente et la majorité de ses habitants sont originaires de Krima, un village voisin jadis très peuplé et ayant une activité économique et sociale fleurissante.

En effet, d'après le témoignage de Khoudir Izontar, âgé de 58 ans, les tous premiers habitants du village Lemroudj récent seraient deux frères : Bara et Braham dont le père s'appelait Chaabane de la Tribut Ait Issaad qui résidait à Krima. C'est de là que provient le nom donné à la famille Ait Chaabane qui se trouve actuellement à Krima. Information que ce témoin a obtenu de ses oncles Izountar Slimane et Izountar Mohand Ouaissa, tous deux décédés.

Bara et Braham venaient souvent défricher et labourer les terres sises sur l'actuel lieu d'implantation du village lemroudj. En automne et en hiver, le grand ruisseau appelé  Tighazart se mettait en crue et par conséquent ils éprouvaient des difficultés à le traverser sans danger pour venir à Lemroudj le matin ou à retourner à Krima le soir, après une journée de labeur.

Un jour, les deux frères ont eut l'idée de construire un gourbi à l'endroit actuel où se trouve le quartier Lhara Ouadda. On raconte aussi, que la première fontaine utilisée par ces deux frères et leurs descendants existe toujours et s'appelle Thala Ouadda. Sa découverte serait le fait d'un bouc appartenant à Bara et Braham.

Avec le temps, leur présence sur les lieux à Lemroudj devenait de plus en plus indispensable et c'est à partir de ce moment là que les deux frères avaient décidé de construire leur première maison à Lhara Ouadda et d'y habiter en famille. Le quartier existe et porte toujours cette appellation. Par la suite ils avaient même construit une petite mosquée qui avait survécu jusqu'au début du vingtième siècle.

Le village fut appelé Lemroudj en raison du fait qu'il est initialement implanté sur des lieux entourés de prairies. A noter que pour préserver les terres agricoles, source de vie de l'époque, les premiers habitants de Lemroudj construisaient leurs demeures sur des terrains rocheux, impropres à l'agriculture et solides pour résister aux éventuels glissements ou tremblements de terre.

Des frères Bara et Braham sont nées les deux plus importantes familles de l'actuel village Lemroudj. Il s'agit des familles Akhrib et Izountar. Leur arrière grand père fût Chabane, père de Bara et Braham.

 Pourquoi deux noms pour la même famille et non pas un seul ? On raconte que par le passé l'état civil n'existait pas et une fois introduit dans cette région vers la fin du dix neuvième siècle, certains descendants de Bara et Braham ont opté pour le nom Izountar et d'autres pour celui d'Akhrib. Le premier est le nom d'un terrain qui porte toujours cette appellation et qui se trouve à Krima. L'autre nom est aussi l'appellation d'un terrain qui se trouve à Lemroudj. Ce dernier est aussi l'emplacement où des ruines romaines ont été découvertes. D'ailleurs, akhrib signifie  ruines.

Par la suite, les autres habitants qui sont venus de Krima ceux sont les actuels Boulegane qui appartiennent à la tribu Imejdouben, suivis par les actuels Ibadiouène qu'on appelait Akham Nsaid Larbi et les Harbili qui résident au quartier Issalem.

A noter que jusqu'à ce jour, certains habitants de lemroudj possèdent des terrains et surtout des oliviers à Krima. Il existe encore deux ruelles appelées : Aznik Nath Lharbili et Aznik Woukham Nsaid Larbi.

D'après Slimane Yousfi âgé de plus de 70 ans, les premiers habitants de l'actuel Lemroudj seraient les Aghled, les Yousfi et les Meghdour qui se sont établis au lieu dit Amasli, pas loin du village (environ 900m).

Les Yousfi et Aghled seraient venus de la grande Kabilye (Ighawawen). Ils appartiennent à la même tribu et par conséquent sont des frères. Cette tribu à donné naissance à deux familles distinctes au moment de la transcription auprès des services de l'état civil vers la fin du 18 siècle.

Les Yousfi auraient été victimes d'une épidémie qui n'avait laissé qu'une femme enceinte survivante. Cette dernière s'était réfugiée chez ses parents au village Zakou de Béni Gheboula, non loin de Lemroudj.

La dame avait accouché en donnant naissance à un garçon, qui une fois grand, était de retour à Lemroudj chez les Aghled (appelés aussi Ait Idhir). Ces derniers lui avaient donné sa part d'héritage provenant des ses parents tous décédés.

Ce même garçon aurait laissé quatre garçons dont l'un d'entre eux travaillait au village Krima, chez les Nasredine (Ithnasser), où il s'était marié et avait donné naissance à trois garçons. L'un de ces garçons, appelé si Ali, avait laissé un garçon appelé Saadi qui serait le premier à revenir à Lemroudj (il est le père de notre témoin cité plus haut). Puis avaient suivi les autres Yousfi.

Le témoignage de Slimane Yousfi se recoupe avec les dires d'un autre témoin, Braham Ibadiwane à qui nous avons posé la question sur les origines de sa famille et des premiers habitants de Lemroudj.

On raconte aussi, que Lemroudj et ses environs (l'actuel territoire de la commune Draakébila qu'il faut étendre jusqu'à Tala Oulili du côté de Bouandas, Maoaklane, Ain Algradj) était à l'origine appelé Douar Nathalkhalf. D'ailleurs, jusqu'à ce jour, on nous appelle Athalkhalf. Par la suite, après un nouveau découpage administratif, le douar fut réduit à l'actuelle commune Draakébila dont la dénomination aurait fait l'objet de mise aux enchères.

On dit que ce nom lui aurait été donné par l'administration coloniale après qu'un certain Mohand Said Ntayeb de cette région ait versé près de quatre quintaux d'orge au caid de l'époque.

Ceux sont là les résultats des investigations faites auprès de quelques habitants du village. D'autres actions de ce genre nous permettront sûrement d'en savoir plus sur les origines des premiers habitants de notre village Lemroudj. Ces éventuelles nouvelles informations viendront enrichir le présent article qui restera ouvert.

  Auteur : Rachid Sebbah

Protégeons notre environnement

L'environnement dans lequel nous vivons aujourd'hui ne cesse de se dégrader du fait de notre comportement. Avant qu'il ne soit trop tard, nous devons tous y participer à sa protection pour que nous puissions vivre dans un cadre nettement meilleur et laisser cet héritage naturel à l'état pur pour les générations à venir.

En effet, qui d'entre nous n'a pas remarqué que l'environnement est très pollué et devient de plus en plus sale. Beaucoup de déchets sont jetés dans la nature et emportés par les vents dans les champs, les plages, les forêts et autres lieux.

Ces déchets sont non seulement nuisibles à la nature mais aussi à l'homme.

Certains déchets sont porteurs de maladies pour les êtres humains,  la faune et la flore. D'autres sont toxiques et peuvent être nuisibles à plus d'un titre.

Les décharges publiques, lorsqu'elles existent, sont loin de résoudre le problème de la propreté et de la protection de l'environnement. Le cas de la décharge de la commune de Drâkébila  est typique.

Certes, les efforts de la commune sont louables, puisque un ramassage d'ordures ménagères est effectué deux fois par semaine pour chacun des villages qui en dépendent, mais, l'emplacement de la décharge est très mal choisi.

La décharge en question est placée près du pont de la rivière  Bousselem reliant le village Lemroudj au chef lieu de la commune de Drâkébila (Ouled Ali Ben Athmane). Elle est l'unique décharge de la commune.

Les incidences négatives ne sont plus à démontrer. En effet, la mise à feu des déchets déposés dégage une fumée dont l'odeur est insupportable tant pour les personnes à santé fragile que pour les valides, à la longue elle peut générer des maladies tel que l'asthme par exemple. Cette fumée est aussi nocive pour les oiseaux, les cultures végétales et pour les animaux.

Quant à la chaleur dégagée par cette décharge, elle porte préjudice au pont qui, si cela dure encore quelques années, risque de s'écrouler en causant des dégâts humains et matériels.

Une grande partie des déchets déposés sont déversés dans la rivière ; ce qui pollue l'eau de cette dernière et constitue un genre de digue empêchant l'eau de couler et par conséquent fait courir un grand risque au pont, surtout en période de grandes crues.

La rivière Bousselem qui, par le passé, était un lieu de plaisance et de repos pour les habitants du village Lemroudj est aujourd'hui infréquentable du fait de la pollution provoquée par la décharge, les eaux usées des ménages et des unités de lavage de pantalons de jean. Ces eaux arrivent à la rivière sans subir aucun traitement d'épuration. Les produits chimiques contenus dans les eaux usées industrielles contribuent à la mort certaine de l'environnement de cette rivière et des poissons qui y vivent.

Décharge et eaux usées déversés dans la nature, insupportables à la vue des nombreux passants, à leur santé, nuisibles aux poissons et aux animaux sont à combattre. Jusqu'à quand durera cette décharge à ciel ouvert et ses effets nocifs ? Les autorités de la commune sont interpellées pour y remédier à cette situation. Nous sommes tous responsables de cet état et par conséquent, nous devons contribuer à la protection de notre environnement et à l'instauration de la propreté en tous lieux.

En  effet, même nos ruelles ne sont pas aussi propres qu'elles devaient être. Qui est responsable ? C'est nous tous ; car les services communaux ne peuvent pas supporter entièrement cette responsabilité. Une nouvelle culture doit être instaurée en matière de protection de l'environnement et de la propreté de lieux.

Il est grand temps que chacun d'entre nous contribue efficacement à la dépollution de l'environnement puis à sa protection. Mais cela doit être encadré par un mouvement associatif très actif capable de mobiliser les énergies humaines et les investir valablement dans cette action qui ne manquera pas de générer un cadre de vie agréable et une  meilleure production agricole qui ne peuvent qu'être bénéfiques pour tous.

Donc, tous ensemble, protégeons notre environnement et vivons en respirant de l'air pur et en profitant d'une vue de la nature dépourvue de déchets de toutes sortes. Ce projet est à notre portée pour peu que l'on s'y mette !  

NB/ Nous avons appris et constaté que la décharge publique de la commune de Draakebila vient d'être déplacée vers un autre lieu présentant moins de nuisance pour la nature et l'homme. Mais, tant que les déchets sont déversés et brulés à ciel ouvert, le problème n'est pas totalement résolu. Il faut penser à un traitement ou à l'enfouissement sous terre ; solutions qui reviennent un peu plus chères certes, mais plus rationnelles.

  Auteur : Rachid Sebbah

Solidarité spontanée des villageois

Le jeudi 18 décembre 2008 fût un jour relativement ensoleillé et doux. Les habitants de Lemroudj ont profité de cette belle journée pour se rendre aux champs cueillir les olives. Quelle joie ! Quel bonheur ! Mais personne n'a pensé un seul instant qu'en fin de journée un événement inhabituel allait les effrayer et faire revivre en eux la solidarité communautaire largement utilisée par leurs pères et leurs grands pères pour venir à bout des difficultés rencontrées.

En effet, vers 18h, le chauffeur, qui est aussi propriétaire du camion transportant près de 20 tonnes de papier destiné pour l'unique imprimerie du village Lemroudj, informa le gérant de cette dernière qu'il se trouvait à Ouled Ali et qu'il allait arriver dans peu de temps.

Le gérant de l'imprimerie procéda alors au déplacement de son petit camion et de la voiture de son frère qui se trouvaient à l'entrée du bâtiment où devait être entreposé le papier.

Mais, cinq minutes plus tard, le chauffeur du même camion affrété l'appela pour lui annoncer la  mauvaise nouvelle. Il a failli se renverser avant d'arriver au grand tournant de Anza Ali Ouziane.

Le gérant de l'imprimerie monte dans son camion et se dirige vers le lieu indiqué pour s'enquérir de la situation du chauffeur, de celle du camion et de la marchandise transportée.

Arrivé sur les lieux, le gérant constata que le pire a été évité de justesse, puisque le chauffeur est sain et sauf. Toutefois, le camion est très déséquilibré et qu'il est urgent de le secourir et de trouver des solutions pour éviter qu'il se renverse avec sa cargaison.

En effet, avant d'arriver au tournant, à environ une trentaine de mètres, le chauffeur a tellement serré à droite que les roues sont sorties de la chaussée goudronnée et se sont retrouvées sur une bande de 60 cm en dessous de laquelle se trouvent les canalisations d'eau potable récemment réalisées. Pas assez compactée, la chaussée n'a pas résisté au poids du camion et de sa charge. Les roues se sont alors enfoncées dans la terre jusqu'à ce que le train avant et la roue de secours se trouvant à l'arrière touchent le sol.

Sur leur sillage, les roues de droites ont creusé un fossé profond de près de 60 cm. Ce qui a déséquilibré le camion et failli le renverser. Sur la droite de la chaussée se trouve une pente de près de 45°. Le renversement du camion aurait entraîné de gros dégâts tant pour son propriétaire que pour l'imprimerie pour laquelle est destinée la cargaison de papier transportée. Grâce à Dieu le pire est évité.

Aussitôt l'information diffusée de bouche à oreille, tous les villageois, jeunes et vieux accoururent pour proposer leur aide. En très peu de temps, malgré le froid glacial, une foule nombreuse s'est rassemblée sur les lieux.

Les premiers actes de secours ont consisté à éclairer les lieux avec des projecteurs, à ramener six  poutres métalliques pour soutenir le camion et l'empêcher de dégringoler, à implanter des piquets en fer sur la chaussée et à attacher le camion avec des cordes et câbles en fer.

Une fois, le camion et sa cargaison mis en sécurité, le gérant de l'imprimerie, avec l'aide des villageois, put obtenir le numéro de téléphone du propriétaire d'un gros camion de dépannage fait spécialement pour intervenir en pareil cas.

Après avoir négocié le prix à payer, le dépanneur avait donné son accord pour rejoindre immédiatement les lieux de l'accident. Il devait arriver vers minuit. Mais, aussitôt après, il appela le gérant de l'imprimerie pour lui annoncer que le moteur ne veut pas se mettre en marche et qu'il viendrait donc le lendemain très tôt.

Le gérant de l'imprimerie, n'étant pas rassuré, s'est rendu à Sétif le vendredi à partir de six heures trente minutes. Le but est double ; aller à la rencontre du dépanneur pour le guider vers le village Lemroudj et au cas où ce dernier aurait changé d'avis, il pourrait voir un autre sans perdre de temps.

Finalement c'est le premier dépanneur qui est venu. Mais, en cours de route, à Ain Mergoum, à mi chemin entre Lemroudj et Sétif, il fût appelé à venir au secours d'un autre camion qui s'est renversé la veille. Ceci a quelque peu retardé l'arrivée du dépanneur attendu pour dix heures du matin.

Malgré la pluie et le froid, très tôt le matin du vendredi, les villageois se sont rendus en masse sur les lieux de l'accident afin d'apporter leur aide en attendant le camion dépanneur. Ils ont tous réagi comme si le camion et sa cargaison leurs appartiennent.

Après la prière du vendredi, tous les villageois ont rejoint le lieu de l'accident où le camion dépanneur est arrivé presque au même moment.  Après avoir inspecté le camion sinistré et les lieux, le chauffeur dépanneur demanda au gérant à ce que personne ne le dérange puisqu'il est du métier et qu'il a dépanné des centaines comme celui-là.

La première action, fut de redresser le camion pour permettre le déchargement des deux tiers des palettes de papier pesant chacune plus de 8 quintaux.

Une fois le camion redressé et tenu en l'état par un gros câble en fer, plusieurs jeunes se sont mis à l'oeuvre pour charger de pierres le sillage creusé par les roues de droite afin d'éviter que les roues s'enfoncent à nouveau une fois le câble desserré.  Puis ils ont soulevé la bâche et procédé au déchargement du papier en commençant par l'arrière.

Pour ce faire, ils ont utilisé une pelle mécanique et des petits camions. Ils se sont servis de la pelle mécanique pour soulever les palettes une par une et les placer dans les petits camions. Malgré le froid et la pluie qui tombe les jeunes ont très vite déchargé une grande partie de la cargaison.

Le dépanneur intervient alors pour desserrer le câble retenant le camion en équilibre. Puis, procède à l'attelage du camion par l'avant pour le tirer vers la chaussée goudronnée. Quelques instants plus tard, le camion en détresse est remis en marche avec le tiers de sa cargaison qu'il transporta jusqu'à l'imprimerie sous les regards et les cris de  joie de la foule qui assiste à l'évènement.

D'ailleurs, un villageois a filmé le moment où le dépanneur tirait le camion et sa cargaison.

Après quoi, les jeunes ont retiré de la chaussée les piquets implantés la veille et ramassé les câbles et les poutres en métal avant de se rendre à l'imprimerie pour décharger les palettes de papier.

Par leur intervention spontanée, les villageois de Lemroudj ont prouvé une fois de plus que la solidarité communautaire est toujours vivante en eux et qu'ils sont unis à jamais quelque soient les difficultés rencontrées. D'ailleurs, cette solidarité s'est manifestée à plusieurs occasions pareilles.

Très émus, nous ne pouvons qu'applaudir et remercier tous les habitants de Lemroudj en les encourageant à y préserver cette solidarité à jamais. D'autres formes de solidarité sont à initier pour venir en aide aux nécessiteux quelques soient les circonstances.

  Auteur : Rachid Sebbah

Incendie

A Lemroudj, le 5 Août 2009, vers 16 heures, un incendie s'est déclaré et a ravagé trois cents cinquante bottes de paille. Il a fallu près de trois heures pour éteindre le feu.

Le propriétaire victime de l'incendie avait stocké la paille en question au niveau de la terrasse de sa maison ; il est éleveur de trois vaches laitières

Le feu a été éteint grâce à l'intervention rapide et efficace des habitants du village. Une fois de plus la solidarité spontanée des villageois s'est manifestée avec force.

En effet, dès que la nouvelle s'est répandue, beaucoup de personnes se sont rendues sur les lieux de l'incendie pour porter secours ; même Monsieur le Président de l'Assemblée Populaire Communale de Draa Kébila est présent sur les lieux et a donné instructions aux ouvriers de la commune pour ouvrir les vannes du réseau d'alimentation en eau potable.

En dehors des dégâts matériels causés par l'incendie, aucune victime humaine n'est signalée. Toutefois, ce qui attire l'attention, c'est d'abord l'absence de précautions pour éviter de telles catastrophes et ensuite la solidarité agissante des villageois.

En effet, pendant que les intervenants s'attelaient à éteindre l'incendie, en faisant le tour des lieux, des défaillances graves sont constatables et faciles à combler; il suffisait de réfléchir un peu et de mettre en place quelques moyens rudimentaires.

D'abord, une telle quantité de paille sur la terrasse d'une maison est inconcevable eut égard au danger que cela représente tant pour la battisse que pour ses habitants. Il fallait l'éloigner de la maison et la stocker en un lieu sûr.

Ensuite, sur la terrasse, avec la paille, s'y  trouvaient bouteilles de gaz butane, bouteilles de limonade, etc. L'accès à la terrasse n'est pas fermé.

Par ailleurs, bien que la maison victime de l'incendie est reliée au réseau d'alimentation en eau potable, au moment d'éteindre l'incendie, il était difficile de trouver les tuyaux qui conviennent ; il a fallu bricoler pour relier les bouts et acheminer l'eau sur les lieux.

L'incendie aurait pu être évité si le propriétaire avait pris la précaution de stocker la paille loin de la maison. L'incendie aurait été maîtrisé plus rapidement si des tuyaux étaient préparés pour de telles éventualités (en l'absence d'un réseau de lutte contre les incendies).

Mais, ce qui rassure c'est la solidarité agissante et spontanée des villageois. Elle est encore vivante et tant mieux d'autant plus que le réseau incendie est absence au niveau du village. Aussi, nous saluons tous ceux qui ont participé à éteindre l'incendie et nous pensons que  le moment est venu pour que les citoyens prennent les précautions nécessaires afin d'éviter le pire. 

  Auteur : Rachid Sebbah

Eté, période des fêtes

A Draa Kébila, comme partout en Algérie, l'Eté est le moment propice pour les fêtes de mariage surtout.

L'Eté 2009 ne déroge pas à la règle. Toutefois, avec l'approche du mois sacré de Ramadhan (Jeûne), les fêtes ont commencé tôt.

D'habitude, en plus du couscous roulé à la main à la maison, préparé un ou deux mois à l'avance, viande rouge et pastèque sont indispensables pour agrémenter les fêtes.

A la fête sont conviés tous les proches et les amis ; mais on sert à manger à tous les habitants du village. C'est un moment de joie et de retrouvailles pour tous.

Tant pour les femmes que pour les hommes, c'est aussi l'occasion de se faire de nouvelles connaissances pour d'éventuels liens familiaux ultérieurs.

La fête dure un à trois jours, selon les moyens de chacun. C'est le moment de dépenser toutes les économies accumulées durant des années en priant Dieu que les jours qui suivent soient aussi meilleurs.

Dans le passé, les familles riches faisaient la fête avec tambour (Itaballène). Aujourd'hui, la quasi-totalité des fêtes est accompagnées de troupes musicales ou tout au moins par de la musique diffusée sur chaîne stéréo.

Le trousseau de la mariée est soigneusement préparé en choisissant la couturière la plus renommée.

El Mahr (dote), institué par la chariaa musulmane, varie entre 2000 et 10 000 dinars.

La date de la fête de mariage est fixée d'un commun accord par les parents des jeunes prétendants. Mais auparavant, toutes les formalités sont accomplies, notamment la demande en mariage ( Khtoubia), la confirmation de l'accord de principe (Tharvouith ou fiançailles), la cérémonie de signature du contrat de mariage et le versement du Mahr (dote).

Après la fête, le train de vie reprend comme d'habitude et l'automne arrive avec ses figues fraiches qui donnent de la joie aux habitants de Draa Kébila.

Que la joie de la fête se prolonge le plus longtemps possible et que les nouveaux mariés puissent vivre en paix avec bonheur et prospérité.

  Auteur : Rachid Sebbah

La pêche, une passion et un loisir

De nombreux jeunes de Lemroudj et des environs pratiquent la pêche du poisson tout au long de Oued Bousselem qui traverse le territoire de la commune Draa Kebila. On y trouve également des vieux qui éprouvent du plaisir à s'asseoir sur la rive de la rivière, de tenir à la main un moulinet et d'attendre que le poisson morde.

Ces braves gens s'adonnent à la pêche du poisson pure passion.

Au bord de l'Oued Bousselem, le pêcheur pratique le sport de la marche, se sent en paix totale et découvre des paysages agréables. A la fin de la journée, il raconte à ses amis les moments passés en pêchant le poisson.

A noter que d'autres ne se contentent plus de pêcher au bord de l'Oued Bousselem ; ils vont pêcher du gros poisson en mer et dans les barrages avoisinants (kherrata, ain zada, etc).

Toutefois, avec la pollution de l'eau de l'Oued Bousselem et de ses environs, le poisson risque de disparaître et la pratique de la pêche avec.

Il est donc temps que les autorités concernées prennent les dispositions nécessaires pour lutter contre la pollution de l'Oued en interdisant de déverser les eaux usées contenant des produits chimiques toxiques, des déchets solides, etc.

Il est aussi utile que cet espace puisse devenir un jour un lieu de randonnées touristiques, de pêche de poisson consommable et bien d'autres loisirs à développer. Cet espace pourra alors devenir aussi source de revenus financiers.

  Auteur : Rachid Sebbah

L'automne

 Lemroudj, si l'Eté est la saison des grandes chaleurs et des fêtes, l'Automne est plutôt d'un climat plus doux, agrémenté par les figues fraiches et tous les fruits de saison tels que : melon, pastèque, raisin, figues de barbarie, etc.

En effet, outres la variété de fruits cités plus haut, le paysage est gai avec le feuillage vert des arbres fruitiers et forestiers ainsi que celui des plantes des jardins potagers que l'on retrouve surtout près des habitations.

Donc, l'Automne à Draa Kébila est considéré comme une saison d'abondance de fruits de toutes sortes et par conséquent la période favorite comme le printemps avec ses fleurs transformant la nature en un vaste tableau de peinture artistique.

Vers la fin de l'Automne, les jardins potagers tendent à cesser de donner leur récolte mais laissent place à la production de grenades très juteuses et succulentes ainsi que les figues sèches. Ces deux fruits peuvent être consommés immédiatement comme ils se conservent pour la période d'hiver.

Toutefois, ce qui est à déplorer est le fait que la surface plantée en figuiers et en grenadiers s'amenuisent d'année en année et par conséquent la récoltes de figues (fraiches et sèches) et de grenades a tendance à diminuer de beaucoup à tel point qu'elles ne suffisent même pas pour la couverture des besoins des producteurs eux-mêmes.

Pour rappel, jusqu'aux années 70, la production de figues était très abondante à tel point que le surplus était vendu pour être exporté notamment en direction des pays d'Europe. Les revenus qui en découlaient étaient très importants puisqu'ils permettaient de s'acquitter des lourds impôts instaurés par l'administration coloniale (jusqu'en 1962) et de couvrir les besoins en marchandises que les paysans ne pouvaient pas produire.

Quant aux grenades, la production était aussi abondante et permettait aux cultivateurs de terminer la saison d'Automne avec aisance et de préparer celle d'hiver avec assurance. Les paysans ne vendaient pas toute leur production, ils gardaient une quantité de figues sèches et de grenades pour couvrir leurs besoins en période de froid d'hiver.

Ainsi, nous ne pouvons que constater que nos prédécesseurs étaient très motivés, produisaient suffisamment de biens dont une partie est vendue et l'autre servait à  satisfaire leurs propres besoins. C'est génial. Ne peut-on pas faire comme eux  au lieu de s'approvisionner à partir des magasins ? Ne peut-on pas assurer notre auto suffisance alimentaire même partiellement ?

  Auteur : Rachid Sebbah

Le gaspillage

Le gaspillage se constate partout et tend à se généraliser. Chez nous, la perte de temps est dans le sang, le gaspillage de l'eau en général et de l'eau potable en particulier, du pain, d'électricité et d'argent sont quelques exemples parmi tant d'autres.

Pour les pays développés, le temps c'est de l'argent. Par contre chez nous, le temps n'a aucune considération. Nous perdons plus de temps que celui consacré au travail. D'ailleurs, chez nous, beaucoup de gens ne cherchent pas à fructifier leur temps de sorte à en profiter matériellement ou culturellement.

Le gaspillage de l'eau se constate partout. Les fuites d'eau constituent une perte sèche qui peut bien être évitée pour élever la quantité d'eau au robinet. Mais, un autre phénomène est venu se greffer à ces fuites ; il s'agit du gaspillage de l'eau potable par les consommateurs eux-mêmes.

En effet, ces dernières années, beaucoup de villages situés en zone rurale sont alimentés en eau potable grâce aux efforts financiers consentis par le trésor public. L'action est très louable et devait permettre à ces populations rurales d'avoir de l'eau potable à domicile et au robinet. Car pour rappel, ces gens ont longtemps souffert de la pénurie d'eau potable. Ils consacraient beaucoup de temps et d'efforts pour s'alimenter en eau potable qu'il faillait aller chercher loin avec des moyens rudimentaires.

Mais, comble de malheur, maintenant que cette précieuse eau est disponible à domicile, on la gaspille sans compter et sans se demander combien elle a coûté au trésor public et si elle venait à se faire rare qui en serait le premier perdant.

Ces pertes d'énormes quantités d'eau quotidiennement proviennent surtout des malfaçons au niveau du réseau principal de distribution, de la médiocre qualité des travaux de raccordement des foyers et aussi par la mauvaise utilisation par les ménages eux-mêmes. Certains stockent l'eau dans des puits en vue d'irriguer leurs jardins, d'autres lavent la chaussée poussiéreuse, les murs, etc. C'est de l'insouciance totale.

Produit de base indispensable à la vie de l'être humain, le pain est aussi objet de gaspillage. Pourtant, nous savons tous que nous sommes loin de l'auto suffisance alimentaire puisque nous importons beaucoup de produits alimentaires dont le blé. Alors pourquoi, ce gaspillage ?

Chez nous, nous gaspillons aussi beaucoup d'électricité sans raison valable ; ce qui rend salées les factures de consommation de cette énergie. 

Tous ces gâchis constituent un gaspillage énorme d'argent. Le tout est un manque à gagner que nous devons prendre en considération si nous voulons voir notre qualité de vie s'améliorer.

  Auteur : Rachid Sebbah

Voyage en bus

Voyager en bus est généralement recommandé. Mais parfois, ça vous donne des crampes d'estomac tout au long du trajet.

En effet, certains chauffeurs de bus (heureusement pas tous) ne respectent pas le code de la route et par conséquent commettent des erreurs qui sont sources d'accidents mortels de la circulation : excès de vitesse, doubler en plein virage, non respect de la ligne continue, etc.

Certes, le conducteur de bus doit respecter les horaires qui lui sont fixés mais il doit également tenir compte des passagers qu'il transporte avec lui. Parfois, nous avons l'impression qu'aucune considération n'est accordée aux passagers à bord du bus.

Que ces chauffeurs cascadeurs sachent que les passagers sont des êtres humains et non des marchandises. Qu'ils n'ont pas le droit de jouer avec les vies humaines.

Pour cela, un appel est lancé à l'intention de ces chauffeurs afin qu'ils respectent le code de la route et les passagers qu'ils transportent quotidiennement.

Mais, il est aussi du devoir des services du ministère du transport de veiller à ce que les passagers ne courent pas de dangers du fait des dépassements de certains chauffeurs de bus. Pour cela, nous préconisons l'instauration de contrôles en cours de trajets. 

Le contrôleur prend le bus comme un simple passager, il paie son billet, constate les dépassements, les consignes sur un PV qu'il remet à la direction de wilaya pour que le conducteur et le propriétaire du bus soient rappelés à l'ordre avant de prendre des sanctions à leur encontre.

  Auteur : Rachid Sebbah

Lemroudj, un village de Draa Kébila

Avec ses 2718 habitants au dernier recensement, Lemroudj est le village le plus peuplé de Draa Kébila. Même avant 2007, il était classé premier en termes de nombre d'habitants.

Lemroudj est construit sur un site romain dont les vestiges en témoignent.


En effet, outres les pierres taillées, les restes d'ustenciles retrouvés par les habitants de Lemroudj, il existe des endroits appelés : Akhrive (ruine), Ikharvane (ruines), Tizi Ouakhrive (le col des ruines). Et la la famille qui compte le plus grand nombre de membres porte le nom de Akhrib (qui signifie ruine).


Auparavant, cette localité s'appelait Ithalkhalf. On y trouvait une multitude de petits villages : Ithakbila, Ichaavane, Issalem, Akham said larbi, Lhara ouadda, Ithyoucef. Avec le temps, surtout depuis les années 70 du siècle dernier, ces villages se sont transformés en quartiers d'un grand village nommé Lemroudj. Ce nom vient du fait que le village est implanté sur des prairies dont certaines existent encore.


Cette union s'est concrétisée non seulement par une occupation de sol assez dense, mais aussi par la construction d'une mosquée commune rassemblant tous les fidèles et les notables du village Lemroudj.

La majorité des habitants de Lemroudj sont venus du village voisin : Krima. Certains d'entre eux ont encore des terres à Krima notamment ceux du quartier Ichaavane.


De nos jours, les habitants de Lemroudj vivent des activités agricoles, commerciales et artisanales.


Lemroudj est un village qui a de l'avenir devant lui d'autant plus que ses enfants sont très actifs et ambitieux.

  Auteur : Rachid Sebbah

Premières pluies d'été

Il a fait très chaud à Draa Kébila le 14 juillet 2009 et en fin d'après midi les premières  pluies  de l'été sont tombées. Elles ont rafraîchi la température à l'extérieur mais la chaleur à l'intérieur des maisons a beaucoup augmenté.

Ces pluies ont aussi emporté avec elles la poussière accumulée sur la chaussée et sur les arbres.

Mais de l'avis des vieux fellahs, ces pluies sont mauvaises pour les figuiers et les fruits qu'ils portent en ce moment ; car elles font tomber les figues avant leur maturité. Toutefois, pour les jardins potagers, elles contribuent à leur irrigation ne serait-ce que superficiellement.

Bien qu'orageuses, heureusement que ces pluies n'ont pas commis de dégâts aux cultures maraîchères et au blé. Beaucoup de fellahs ont fauché leur blé et n'attendent que la moissonneuse batteuse pour le battre et le stocker à la maison.

Pour rappel, par le passé, on fauchait le blé et l'orge avec de la faucille et on les battait traditionnellement en faisant tourner dessus 4 à 5 mulets ou des ânes pendant toute la matinée et le soir on procédait manuellement à la séparation des grains de la paille. Pour cette dernière opération, les fellahs utilisaient des herses avec lesquelles ils jetaient la paille et les grains vers le haut et avec l'effet du vent qui souffle doucement, les grains retombaient droit sur le  sol et la paille atterrissait un peu plus loin.

C'est vrai que les temps ont bien changé ; la mécanisation de l'agriculture est maintenant possible; mais le relief accidenté de la région de Draa Kébila constitue un handicap sérieux à tel point que beaucoup d'activités agricoles ont disparu ou tendent à l'être.

Par ailleurs, la régression de l'activité agricole traditionnelle a réduit les opportunités d'emploi dans ce secteur vital. Les travaux collectifs, tels que la twisa notamment au moment des moissons, n'existent plus. De nos jours, les gens ont tendance à demander du travail plutôt que de le créer en cultivant leurs terres.

Heureusement qu'il y a encore quelques uns qui font de leur mieux pour cultiver la terre et transmettre leur savoir faire aux générations montantes. Il faut admettre que ce n'est pas la terre qui n'est pas productive. Avec très peu de moyens, nos parents ont tiré de ces terres montagneuses tout ce dont ils avaient besoin. Avec beaucoup de moyens, notre génération est incapable de produire les aliments agricoles les plus élémentaires.

Economiquement, il est vrai que tant que le coût de production est élevé et qu'il y a possibilité d'acheter les produits agricoles sur le marché, les gens choisissent la solution facile. Mais ce choix est fait au détriment de l'utilisation de toutes les potentialités naturelles et par conséquent la facture familiale s'alourdit de jour en jour surtout lorsque le pouvoir d'achat des pères de familles se détériore.

Donc, nous pensons bien que le retour au travail de la terre permettra à beaucoup de gens de trouver du travail et à d'autres d'améliorer la qualité de leur vie. Toutefois, il est indispensable que l'Etat apporte l'aide à tous ceux qui développent des activités.

 Auteur : Rachid Sebbah

Kheima à lemroudj

En ce mois de Ramadhan de l'année 2009, jeunes et adultes veillent beaucoup ; nombreux sont ceux qui rentrent à la maison très tard dans la nuit.

Beaucoup de jeunes, notamment ceux qui exercent dans les ateliers de confection d'habillement, travaillent la nuit jusqu'au crépuscule. Il y a aussi ceux qui tiennent des fonds de commerce tels que cafés, alimentation générale, articles cosmétiques et autres, qui activent jusqu'à ce que plus personne ne circule dans l'artère principale du village.

La nouveauté cette année, c'est la présence d'une tente saharienne (Kheima) installée près du centre de santé, avec clôture en lames de roseaux. Elle est fréquentée par des jeunes qui adorent prendre du thé à la manière saharienne.

La kheima en question est gérée par un jeune qui tente de joindre l'utile à l'agréable ; veiller comme ses camarades et en même temps gagner sa croûte. Il est à féliciter pour cette idée géniale qui permet aux habitants de Lemroudj de faire du tourisme saharien sans se déplacer.

  Auteur : Rachid Sebbah

Mouvement associatif à Lemroudj

 

Lemroudj compte actuellement 3 associations qui activent dans des domaines différents.

I - Association Sportive ** ITHRI** Lemroudj   NEDJM SARIÂ LEMROUDJ

Le sigle du club : ** CSIL ** (Club Sportif Ithri Lemroudj).

Date de création : Le 21/08/1995

Les membres fondateurs sont au nombre de 15 dont : RABIE AKHRIB (président fondateur),   ABDELMALEK SEBBAH (secrétaire général fondateur) et  M'HAMED AKHRIB (trésorier fondateur).

Le nombre d'adhérents : 83.

Les disciplines pratiquées aux seins du club :

   - Le football : 128 athlètes repartis en 4 catégories ; minimes, cadets, juniors et senior.

   - Le Karaté-Do : 38 athlètes.

Les activités du club :

   - Participation à l'organisation de tournois de football entre les villages de la commune de Drâkébila.

   - Affiliation à la ligue Sétifienne de football.

   - Participation aux compétitions nationales et régionales de Karaté-Do.

   - Participation à la coupe de wilaya de football.

   - Organisation d'excursions au profit des athlètes.

A noter que cette association est la plus active du fait qu'elle encadre avec brio les jeunes du village. Les intenses entraînements des jeunes affiliés aux différentes disciplines précitées ont permis à cette association sportive de se faire connaître tant au niveau wilaya (départemental) que national. 

Des comptes rendus sur les actions menées et les résultats obtenus seront publiés sur ce blog en signe d'encouragement à ces jeunes sportifs.

II – Association Rurale

Date de création :22.02.2008.

Cette association rurale, selon son statut, a pour but de :

- Concourir à l'intensification de la concertation entre l'administration locale et les citoyens, et à l'amélioration de la qualité des prestations des autorités locales élues et administratives.

- Susciter l'intérêt des citoyens autour des actions locales de nature à concourir au bien être collectif dans les quartiers.

  - Mobiliser les citoyens autour de la participation à la gestion des affaires locales et concourir à la création des conditions permettant cette participation.

 - Aider à la création, à la consolidation au développement d'associations locales d'intérêt général et promouvoir leur prise en charge par les citoyens. Activer à l'effet d'aides publiques contribuant à la concrétisation de ces objectifs.

 - Initier toutes activités en relation avec son objet et notamment dans le domaine culturel et social.

 - Oeuvrer en vue d'accéder au statut d'association d'utilité publique et de veiller à le conserver en respectant la convention prise à l'article 30 de la loi relative aux associations.

III – Association religieuse

C'est une association dont l'objectif est la gestion de la mosquée et des affaires religieuses en adéquation avec son statut.

  Auteur : Rachid Sebbah

Assemblée générale de l'association ITHRI

C'est le 7 Août 2009 que le bureau exécutif de l'Association Sportive Ithri Lemroudj a réuni l'assemblée générale pour lui présenter le rapport moral et le rapport financier de l'année écoulée. Il est également question de débattre du programme d'activité pour l'exercice 2009/2010.

Ont assisté à cette assemblée générale, outres les membres du bureau exécutif, beaucoup d'adhérents et les invités.

Pour rappel, l'association sportive ithri Lemroudj de création récente, compte en son actif un club de football et une section de karaté do qui activent suivant les moyens dont ils disposent.

 Le club de football compte en son sein quatre équipes (séniors, juniors, cadets et minimes).

 La section de karaté do comporte deux groupes (un pour les adultes et un autre pour les enfants de 8 à 14 ans).

 Lors des  débats, il ressort que les préoccupations majeures portent sur l'achèvement des travaux du terrain de foot (un petit stade) et le financement des activités des sportifs.

 En effet, s'agissant du stade, en raison des travaux d'aménagement en cours, tous les entraînements des joueurs se sont déroulés au niveau du terrain matico du CEM et les matchs se jouaient au stade de Béni Ourtilane. Le bureau exécutif insiste sur la nécessité d'achever les travaux afin de domicilier toutes les activités sportives au stade de Fekkath (Lemroudj) cité plus haut.

 Quant au financement, il est en deçà des attentes des dirigeants de l'association car beaucoup d'activités sportives auraient été développées s'il y avait suffisamment d'argent.

 Donc, le bureau exécutif et les membres de l'association sont animés d'une grande volonté pour peu que les autorités locales les aident un davantage et que les entreprises sponsorisent leurs activités. Ils sont à encourager pour tous les efforts qu'ils déploient bénévolement pour la prise en charge de la jeunesse.

Toutefois, en marge des activités sportives, missions principales, il est proposé au bureau exécutif de l'association de sensibiliser les jeunes à accorder plus d'importance à leurs études et pour ceux qui ont quitté l'école à s'orienter vers la formation professionnelle pour l'apprentissage d'un métier qui leur garantira leur avenir.

  Auteur : Rachid Sebbah

Randonnée du 28 mars 2010

Le dimanche 28 mars 2010 fût ensoleillé et chaud. Rabah et moi avons profité pour aller nous promener du coté du lieu dit 'Ighil Ouamghar' (qui signifie le bras du vieillard).

Pour moi, c'est la première fois que je découvre les lieux. Ce qui n'est pas le cas de Rabah qui a eu l'occasion de s'y rendre lorsqu'il était jeune.

L'objectif que nous recherchons est de nous promener aux alentours de Lemroudj et surtout de prendre des photos de ces espaces laissés à l'abandon. J'ai pris avec moi un appareil photo  numérique pour en profiter au maximum.

Au départ de Lemroudj, nous avons démarré à 13h30 et nous sommes revenus à 16h. Pour se faire nous avons fait environ un kilomètre en voiture avant de commencer la marche à pied.

Nous avons laissé le véhicule près du pont puis nous avons traversé le petit ravin qui nous séparait du point de départ d'Ighil Ouamghar. L'objectif est de monter jusqu'au sommet de la côte appelé 'Taarkouvth Lvaz'. C'est avec joie que nous entamons la randonnée, première du genre.

Dès le départ, notre attention est attirée par le fait que le parterre est parsemé de couches de pierres superposées pointant vers le haut. Par ailleurs, le chemin est tracé et par conséquent nous n'avons aucune difficulté à marcher. Le maquis est présent sur les cotés du chemin qui longe cette côte.

Dès que nous avons fait quelques pas, nous avons aperçu clairement le village Ouled Ali Benathmane avec en avant plan le lycée flambant neuf, la bibliothèque municipale dont les travaux sont terminés et réceptionnés mais non encore opérationnelle et le collège d'enseignement moyen.

De l'autre coté, nous avons aperçu les villages Lemroudj et Krima. Mais le panorama est encore plus splendide au fur et à mesure que nous escaladons la côte relativement douce. Au  sommet, nous avons pu voir également les villages Froukh (Ijmati), Bouzakout, Bouandas ainsi que le lieu où se tenait le marché hebdomadaire du temps de la colonisation (Elhad Lanasser).

Sur notre trajet, nous avons pu rencontrer plusieurs espèces d'arbres forestiers et d'herbes sauvages dont certaines aux fleurs multicolores très jolies à voir. La verdure ne fait que commencer. La nature sera plus belle à voir les jours à venir lorsque d'autres espèces d'arbres, d'herbes et de buissons seront en fleurs. Nous serons alors en présence d'un tableau de peinture offert gracieusement par la nature.

A quelques mètres du point culminant, notre attention est attirée par des étendues de terres fertiles laissées à l'abandons alors qu'elles pouvaient bien être cultivées ou plantés d'oliviers ; arbres très adaptés pour notre régions. Ces terres fertiles non travaillées s'étendent sur une bande spacieuse et largement accessible.

D'ailleurs, nous avons rencontrée un homme ayant la soixantaine d'années qui n'a pas hésité à nous faire part de ses regrets de voir ces terres en friche alors que leurs parents, dans un passé récent, tiraient profit en les faisant fructifier.

Ce monsieur a ramené avec lui ses quatre chèvres pour leur faire brouter de l'herbe afin, dit-il, de consommer du lait frais et de faire l'économie de l'achat de cette denrée indispensable.

Il est aussi vrai, que de nos jours, les jeunes ne sont plus attirés par le travail de la terre qui, à leurs yeux, est pénible et couteux et, de plus, le résultat est incertain puisqu'il est soumis aux aléas de la nature.

D'un côté ils ont raison ; mais, de l'autre côté, si tous les citoyens raisonnent ainsi, nous n'aurons plus de denrées alimentaires sur le marché. Il faut bien que chacun fasse fructifier ses terres pour les rendre productives et contribuer à réduire la facture alimentaire de la famille et celle de toute la nation.

Ces lieux que nous venons de visiter peuvent aussi servir pour des randonnées touristiques pour peu que des sentiers soient ouverts en pleine forêt et que des investisseurs s'y mettent. L'exploitation de ses espaces entrainera la mise en valeur des potentialités touristiques et la création d'emplois pour les jeunes de la région.

Enfin, nous comptons y retourner bientôt afin de revoir ces lieux avec plus de verdure et de fleurs sauvages, mais aussi pour y découvrir encore d'autres espaces que n'avons pu visiter ce dimanche 28 mars 2010. La prochaine fois, nous comptons nous faire accompagner par un citoyen de Lemroudj, nommé Saci, qui nous a fait part de ce qu'il sait sur les lieux. Selon lui, il y a des traces de vieilles habitations, d'une mosquée et de tombes qui méritent bien de l'intérêt de notre part.

  Auteur : Rachid Sebbah

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