thamourthiw

Thamourth, Algérie, cuisine traditionnelle, culture

Célébration du printemps Amazigh à l'école de Lemroudj

L’association « Thafath » a organisé, le 20 avril 2016, la cérémonie de célébration du printemps Amazigh à l’école du village Lemroudj, commune Draa Kébila, wilaya de Sétif (Algérie).

Ont pris part à cette manifestation notamment :

-         Le poète Amazigh Fayed Sofiane, venu de la commune voisine  Bousselem, auteur de plusieurs poèmes en langue Amazigh, rassemblés dans un recueil édité et disponible en  librairies. Trente exemplaires de ce recueil ont été vendus sur place, à cette occasion.

-         Deux enseignants de langue Amazigh qui ont donné une conférence sur le printemps Amazigh.

-         Le groupe « Louhama », qui a présenté plusieurs sketchs comiques à l’intention des enfants qui sont nombreux à y assister.

-         Le groupe théâtral de l’association « Thafath », qui a présenté une pièce théâtrale bien appréciée par le public présent, dont l’auteur est Abdelmalek Amaouche. Elle traite de la mauvaise éducation.

La cérémonie s’est achevée par la remise de prix et de récompense notamment pour :

-          Les lauréats du concours des meilleurs auteurs de poèmes en langue Amazigh,

-          Les conférenciers,

-         Smail Ghezli et Abdelmalek Sebbah, qui ont activement participé à la réussite de cette manifestation,

-         Certains invités.

A noter aussi, l’organisation d’une TOMBOLA à laquelle ont participé 610 personnes ; le gagnant étant Benmadi Fawzi qui fût primé en conséquence, à la suite du tirage au sort organisé.

Enfin, il y a lieu de rappeler que l’association « Thafath » organisatrice de cet événement culturel, est de création récente ; elle active notamment dans les domaines de la culture et de la protection de l’environnement. Elle a à son actif plusieurs actions bien appréciées les citoyens du village Lemroudj. Elle ambitionne de participer activement à l’amélioration de l’état de l’environnement et au développement de la culture en générale.

Auteur : Rachid Sebbah

A Lemroudj, tôt le matin du samedi 4 octobre 2014, adultes et enfants, hommes et femmes, habillés de vêtements neufs se sont rendus à la mosquée du village pour accomplir la prière de l’Aid El Adha à l’instar du reste du monde musulman.

Après la prière, les fidèles échangèrent des congratulations en souhaitant bonne fête les uns aux autres avant de se disperser pour rendre visites aux malades, aux personnes âgées, aux proches et aux amis qu’ils n’ont pas rencontrés à la mosquée.

Puis, tous se mobilisent pour égorger les moutons achetés pour cette fête de l’Aid. Une fois, cette opération terminée, c’est le moment de se déplacer en voiture pour aller rendre visites aux proches et amis qui habitent hors du village.

Cette fête est aussi l’occasion pour les enfants de vivre des moments de joies inoubliables avant de retourner sur les bacs de l’école.

Auteur : Rachid Sebbah

La poterie et le travail de la laine peuvent-ils reprendre vie à Draa Kébila

Dans notre article daté du 23 juillet 2011 et publié sur le site setif.info, nous avons signalé que la poterie traditionnelle et le travail de la laine sont en voie de disparition à Draa Kébila, zone montagneuse du nord ouest de la wilaya de Sétif. Ces deux métiers qui étaient prospères dans notre commune jusqu'à la fin du vingtième siècle, peuvent-ils reprendre vie et se développer de nouveau pour constituer une source d'emplois et de revenus tout en préservant notre identité et notre histoire culturelles ?

 Avant de tenter une réponse à la question soulevée plus haut, il est judicieux de se demander quelles sont les causes essentielles qui ont détrôné ces deux métiers dans cette localité ? Quelles sont les raisons qui militent en faveur d'une renaissance de ces arts traditionnels qui sont une composante indissociable de notre identité et de notre histoire culturelles ?

 Tout d'abord il faut faire remarquer que ces deux métiers qui vont de pair, la poterie et le travail de la laine, notamment à Draa Kébila, sont pratiqués essentiellement par les femmes ; ils ont évolué ensemble et sont en train de disparaître ensemble. Par conséquent, les causes de leur déclin et les possibilités de renaissance ne peuvent pas être différentes pour les deux métiers.

 a – Les causes du déclin de la poterie traditionnelle et du travail de la laine.

 Les métiers naissent lorsque des conditions favorables existent et disparaissent lorsque ces dernières n'y sont plus. En d'autres termes, un métier apparaît à la faveur d'un besoin précis exprimé par les membres de la société et il meure lorsque ce besoin n'est plus ou presque.

En effet, la poterie traditionnelle et le travail de la laine se sont développés à Draa Kébila au moment où les citoyens de cette contrée étaient acculés à produire eux-mêmes tous les biens et services nécessaires à leur survie. C'était l'époque où la localité était très isolée du reste du pays et privée de moyens de communication nécessaires au développement d'échanges commerciaux entre les différentes régions du pays. De plus, même ailleurs, à travers toute l'Algérie, l'industrie n'était pas en mesure de proposer des biens manufacturés susceptibles de remplacer, quantitativement et qualitativement, ceux produits localement d'une façon artisanale.

C'est dans ces conditions de vie en autarcie que la poterie et le travail de la laine, deux arts maîtrisés et pratiqués par nos ancêtres, se sont perpétués de génération en génération jusqu'à la fin du vingtième siècle de notre ère. Puis, les conditions de vie se sont beaucoup améliorées et le mode de vie a complètement changé à tel point que les citoyens ont tendance à ne plus pratiquer ces deux métiers, et mieux encore, à ne plus les transmettre aux générations montantes. Ce comportement est grave, car on les prive d'une partie de l'histoire culturelle qui devrait leur indiquer qui sont-elles ? d'où viennent-elles et quelle est leur contribution à l'évolution de l'humanité.

Pour en revenir aux conditions qui ont favorisé la disparition, de la poterie traditionnelle et du travail de la laine, notamment à Draa Kébila, localité du Guergour très connu pour ses eaux thermales et ses tapis du même nom, elles sont nombreuses et variées. Nous en retenons essentiellement les causes suivantes :

-         le changement radical du mode de vie, notamment de la femme qui n'éprouve plus le besoin de pratiquer la poterie traditionnelle et le travail de la laine. Les filles de la localité, à  l'instar de celles de l'ensemble de l'Algérie, à juste titre d'ailleurs, ambitionnent d'occuper des postes de travail non salissants, moins pénibles et plus rémunérateurs.

-         la disponibilité sur le marché local de produits similaires (en quantité, en qualité et à moindre prix).

-         l'architecture adoptée pour construire nos maisons ne laisse aucune place à la pratique de ces métiers traditionnels. Elle s'accommode avec la vie moderne où le citoyen achète tout au magasin.

-         l'absence d'associations professionnelles à même de prendre conscience de la gravité de la situation et d'en rechercher des palliatifs susceptibles de permettre à ces deux métiers de survivre tout en s'adaptant aux nouvelles conditions de vie des citoyens.

b – quelques propositions pour faire revivre la poterie traditionnelle et le travail de la laine.

Maintenant que nous connaissons les principales causes du déclin des ces deux métiers d'art traditionnel, le plus important c'est aussi de rechercher quels sont les voies et moyens à mettre en œuvre pour faire revivre les métiers de poterie traditionnelle et du travail de la laine à travers la région ? Sachant bien que les compétences nécessaires à leur transmissions aux jeunes filles sont encore disponibles ; il suffit de bien les employer.

Pour faire revivre ces métiers, il est aussi indispensable :

- que les services de l'artisanat et du tourisme, de la culture, de la chambre de l'artisanat et des métiers ainsi que ceux de la formation professionnelle de la wilaya de Sétif s'impliquent sérieusement ; car il y va de la préservation d'une culture millénaire que nul n'a le droit de négliger ou de laisser disparaître.

- que le mouvement associatif se développe dans ce domaine et s'implique aussi avec les services précités en servant de forces de propositions émanant de la base et de partie prenante dans la mise en œuvre sur le terrain.

- que l'administration locale, représentée par la commission des affaires sociales et culturelles communale, s'intéresse davantage  à ce genre d'artisanat et fasse des propositions de projets susceptibles de contribuer à le faire revivre pour le bien de tous.

- que les parents et leurs filles ne sous estiment pas ces métiers qui sont aussi nobles et porteurs de possibilités de création d'emplois et de richesses.

- que les services du dispositif national d'aide et de soutien de jeunes à l'insertion s'associent avec les parties précitées pour apporter l'aide financière et matérielle ainsi que les conseils et le suivi nécessaires à la réussite de tout projet initié dans ce domaine.

Il est aussi important que soient créées toutes les conditions nécessaires afin de permettre à des activités artisanales en matière de poterie et de travail de la laine de réapparaître, de se développer et de constituer une source d'emplois et de richesses non négligeables, en tenant compte des nouvelles données de la société moderne.

En d'autres termes, pour faire déclencher la renaissance des métiers précités, il faut tenir compte des données de la société moderne et de mettre en œuvres des solutions adaptées et économiquement porteuses et rentables tout en faisant impliquer toutes les parties susceptibles d'apporter un plus. Le plus important aussi, c'est de persévérer jusqu'à y parvenir à la réalisation de ce noble objectif.

En conclusion, tenant compte de ce qui précède, la renaissance de la poterie traditionnelle et du travail de la laine n'est pas chose utopique, pour peu que les parties concernées citées plus haut se mettent au travail et associent leurs efforts et leurs moyens ; car les idées existent, il suffit de les approfondir davantage et de les mettre en œuvre sur le terrain, d'évaluer constamment les résultats obtenus afin d'y parvenir à de meilleures performances. Ceci serait également valable pour les autres localités de la wilaya de Sétif et du reste du pays à quelques détails près. La concrétisation de ce projet est à la portée de nos décideurs et acteurs économiques ; ils se doivent d'agir au plus vite avant que les porteurs de ces métiers ne disparaissent eux-mêmes et laissent derrière eux un grand vide préjudiciable à notre identité et à notre histoire culturelles.

Auteur : Rachid Sebbah

Fêtes de mariage, un mélange de traditions et de modernité

 De nos jours en Algérie, plus particulièrement en petite Kabylie, les fêtes de mariage diffèrent beaucoup de celles d'il y a trente ou quarante ans ; toutefois quelques traditions et rites subsistent encore. C'est ces traditions et ces nouveautés qui seront évoquées ici. 

En effet, les fêtes de mariage ont beaucoup évolué mais sans pour autant effacer complètement tous les aspects traditionnels. Elles font partie du patrimoine culturel qu'il faut sauvegarder.

Dans un passé très récent, on ramenait la nouvelle mariée sur un cheval ou un mulet. D'ailleurs, à l'époque, même en milieu urbain, les voitures étaient très rares. L'époux n'accompagnait pas le cortège ; il attendait chez lui l'arrivée de sa campagne. Aujourd'hui, le cortège de voitures est de plus en plus fourni en voitures de luxe et l'époux se met en tête pour revenir assis à côté de son épouse. Donc, par rapport au passé, les changements sont perceptibles.

Par ailleurs, avant, on ne parlait même pas de remise de bague par l'époux lui même. De nos jours, la cérémonie se rapportant à la remise de la bague à la fiancée constitue à elle seule une petite fête à laquelle sont conviés proches et amis ; c'est le mari qui remet la bague à sa fiancée selon des rites inventés pour la circonstance. Lors de cette cérémonie, en plus de la bague, le nouveau mari doit emporter avec lui une très grande tarte appelée "pièce montée". Celle-ci est servie aux invités qui, généralement, sont composés en majorité de femmes ; la présence des hommes est très réduite.

Par contre, certaines traditions anciennes résistent au changement ; c'est le cas du rite des œufs durs que ramène la nouvelle mariée avec elle et que son mari distribue à tous ceux qui ont accompagné le cortège et aux invités qui sont venus assister à la fête de mariage. La nouvelle mariée ramène jusqu'à trois cents œufs durs qui font le bonheur des invités mais aussi qui rappellent les us et coutumes de nos prédécesseurs. Ce dernier aspect est plus important, car il perpétue une tradition qui remonte loin dans l'histoire de notre société.

Il y a aussi l'usage du henné, surtout pour la nouvelle mariée. Entre elles, les femmes organisent une cérémonie spéciale pour mettre du henné sur les mains et les pieds de la mariée ; moments très agréables où les proches et les amies de la jeune dame se rencontrent, plaisantent et évoquent les souvenirs d'antan et leurs rêves.

Enfin, il y a tellement de choses qui méritent d'être évoquées et qui sont en relation directe avec le thème "fête de mariage". Il est aussi vrai que la façon de faire diffère quelque peu d'une région à une autre, mais le but est le même ; il s'agit de partager des moments de bonheur et de joie avec les nouveaux mariés et de les encourager à rester unis pour toute la vie.

Auteur : Rachid Sebbah

 

Les élèves de la crèche "Kasr El Malaika" à la maison de la culture de Sétif

 

Ce lundi 5 juin 2012, les élèves de la crèche "Kasr El Malaika" ont animé la fête de l'enfance organisée à la maison de la culture de Sétif, à 14 heures, en présence de leurs éducatrices et de leurs parents.

La salle est pleine de parents et de leurs enfants invités à voir et à écouter les chansonnettes, les opérettes, la danse et le défilé de mode présentés par leurs petits, sous la direction des éducatrices de la crèche "Kasr El Malaika" où ils sont inscrits et suivent des cours depuis le début de l'année scolaire encore. Cet établissement privé est implanté près de la cité "150 logements" à Sétif (bâtiments construits par les italiens).

Ces enfants, âgés de deux (2) à six (6), ont parfaitement joué les rôles qui leurs ont été confiés ; l'assistance les a beaucoup applaudis tant pour leur courage de se tenir debout sur scène pour la première fois que pour la qualité des prestations qu'ils ont fournies pendant près de deux (2) heures de temps.

Lors de cette fête extraordinaire, les parents et leurs enfants ont profité pour prendre beaucoup de photos et de vidéos pour les garder en souvenir.

Enfin, ces enfants en bas âge qui se préparent à devenir les hommes et les femmes de demain, ont montré de quoi ils sont capables en présentant leurs prestations en arabe et en français. Ils sont à féliciter et à encourager au même titre que leur directrice et les éducatrices qui ont fourni beaucoup d'efforts et veillé à la réussite de la fête. On ne doit pas non plus oublier l'animateur et les techniciens de la maison de la culture de Sétif qui ont contribué à créer une très bonne ambiance et une parfaite adhésion de l'assistance.

Auteur : Rachid Sebbah

Abdelhalim Amaouche, plâtrier sculpteur

 Abdelhalim Amaouche est plâtrier sculpteur de métier. Il est né le 8 décembre 1985 à Draa Kébila, village Ithakébila Levhayar.

Après avoir arrêté ses études en deuxième année de l'enseignement secondaire, Abdelhalim Amaouche a d'abord travaillé comme manœuvre avec des plâtriers sculpteurs marocains pendant quatre années, de 2003 à 2007 ; ce fût pour lui l'occasion d'acquérir le métier de plâtrier sculpteur qu'il exerce voilà bientôt 5 cinq ans.

 Son orientation vers ce métier noble est certainement du au fait que la plus part des plâtriers de la commune Draa Kébila sont issus de ce petit village Ithakébila Levhair.

 Abdelhalim Amaouche travaille à son compte ; en ce moment, il contribue à la sculpture sur plâtre de la mosquée El Forquane du quartier Aghelad à lemroudj (commune Draa Kébila). Il peut servir d'exemple de réussite parfaite pour les jeunes à la recherche d'un avenir professionnel. Il est aussi à féliciter et à encourager pour son dynamisme et son amour pour le métier de plâtrier sculpteur.

 Auteur : Rachid Sebbah

Abdelghafour Izountar, artiste décorateur calligraphe

 Abdelghafour Izountar est un artiste décorateur calligraphe ; un métier qu'il aime bien et qu'il a acquis par la pratique quotidienne, sans formation dans ce domaine. Dès son jeune âge, à l'école primaire, il aimait beaucoup dessiner.

 Il est né le 4 avril 1984 à Draa Kébila dans une famille nombreuse. Il est actuellement étudiant en électrotechnique à l'université de Sétif où il prépare un diplôme d'ingénieur. Il a aussi obtenu un diplôme d'anglais, un diplôme d'agent de saisie en informatique et un diplôme de décorateur sur tissus.

  Abdelghafour Izountar pratique la décoration et calligraphie sur tous les matériaux (tissus, métal, verre, etc). Il est très sollicité pour la décoration intérieure et extérieure de bus de transport de voyageurs, de mosquées, de magasins … Il active en tant qu'artiste décorateur.

  En ce moment, il participe à la décoration calligraphique et sculpture de la mosquée El Forquane implantée dans le quartier Aghled à Lemroudj (commune Draa Kébila). Il s'occupe de l'écriture de versets Coraniques sur les murs et la coupole de la mosquée El Forquane ; la sculpture sur plâtre est prise en charge par un autre jeune du même âge, Abdelhalim Amaouche, né et résidant lui aussi à Draa Kébila.

 Enfin, Abdelghafour Izountar est un jeune très dynamique, studieux et sociable ; il déploie beaucoup d'efforts pour étudier et mener sa vie d'artiste décorateur calligraphe. Son logo est "Izoufour" ; on le retrouve sur toutes ses œuvres artistiques. Il constitue un exemple à suivre pour les autres jeunes qui n'ont pas encore choisi leur destinée. Il est à féliciter et à encourager.

 Auteur : Rachid Sebbah

Lemroudj, distrations et jeux anciens

Dans le passé, les jeunes du villages Lemroudj pratiquaient de nombreux jeux et distractions anciens que nous tenterons d'évoquer ci-dessus, tels que :

-          Mayaf,

-          Thakajatm

-          Thaghalatm

-          Thizizouith Thadarghaltm

-          Thikoumcha Thoufram

-          Avlat (à l'occasion de Laid),

-          Thikkar,

-          La chasse,

-          Thissiouat,

-          La pêche de poisson.

1 - Mayaf

 C'est le "saut mouton". Ce sport était autrefois très pratiqué ; On jouait à Mayaf notamment au niveau des différentes prairies qui existaient au village Lemroudj ; certaines d'entre elles subsistent encore de nos jours.

Cependant, le saut de mouton ne se pratique plus ; les jeunes sont attirés par d'autres jeux tels que le football, le karaté, etc.

2 - Thakajat

 C'est un jeu qui ressemble beaucoup au golfe. Au lieu d'une balle, on utilisait une boule en bois et pour la lancer, on usait d'un bâton appelé Thaakkazth. Ce sport a aussi disparu.

3 - Thaghalat

 C'est un autre sport qui était pratiqué dans le passé. On dressait une petite pierre plate de laquelle on s'éloignait de 10 à 20m pour ensuite lancer des pierres en la prenant comme cible. Celui qui arrivait à la renverser gagnait la partie.

4 - Thizizouith Thadarghalt

 Cela signifie l'abeille aveugle. Ce sport consistait à mettre un bandeau sur les yeux d'un joueur et les autres essayaient de le taquiner en le touchant ou en lui lançant des mots quelconques. Le joueur aux yeux bandés tentait d'intercepter un de ses camarades. En cas d'interception réussie, le joueur passait le bandeau à celui qu'il aurait attrapé.

Ce sport, comme ceux précités plus haut, n'est plus d'actualité. Beaucoup de jeunes ignorent totalement comment il se pratique.

5 - Thikoumcha Thoufra

 C'est jouer au cache cache. Les joueurs désignaient par tirage au sort le premier d'entre eux qui allait s'adosser à un mur et fermer ses yeux pendant que les autres allaient se cacher. Il devait compter jusqu'à 50 ou 100 avant de rouvrir les yeux et commencer ensuite à chercher ses camarades.

Ceux d'entre eux qui auraient pu rejoindre le point où le joueur s'est adossé au mur, sans être vus et sans qu'ils soient interceptés, étaient déclarés saufs. Le premier joueur qui serait aperçu avant qu'il n'atteigne le point du mur devait alors remplacer son camarade, s'adosser au mur, fermer les yeux et chercher ses collègues un par un.

6 - Avlat (à l'occasion de Laid)

  C'est un jeu quelque peu particulier, au regard de son caractère violent. Ce jeu consistait à lancer des pierres en direction d'un autre groupe de jeunes. Généralement, à l'occasion de la fête de Laid, les jeunes d'un village se battaient avec ceux du village voisin par jet de pierres.

évidemment que certains revenaient avec du sang qui coulait sur la figure après avoir été touchés par des pierres du groupe adverse.

On raconte qu'une fois, lors de la bataille à la pierre, un jeune avait aperçu son maître d'école parmi le groupe adverse ; alors, il lui avait demandé d'arrêter de lancer des pierres pour qu'il puisse aller lui présenter ses meilleurs vœux et reprendre ensuite la bataille de nouveau.

Ces pratiques ont disparu ; Laid garde son caractère de fête, de moment d'échange de visites, de solidarité, de rapprochement, etc.

7 - Thikkar

 Ce sport consistait à donner des coups de pieds à ses collègues joueurs tout en évitant d'en recevoir. Evidemment, il ne fallait pas que les coups de pieds fassent très mal ; car il s'agissait de jouer et non de se livrer des combats.

8 - La chasse

 Elle se pratiquait à Lemroudj de différentes manières. On utilisait plusieurs moyens et astuces selon ce qu'on chassait.

Certes, la chasse de la perdrix se faisait avec un fusil, mais pour ceux qui n'en avaient pas les moyens pour en acheter un, ils utilisaient le piège traditionnel. Ce dernier consistait à enfoncer un bâton flexible dans la terre, à l'autre bout on fixait un fil solide relié à une combine au sol où était placé l'appât (généralement une olive). Dès que la perdrix tentait de manger l'appât, le piège la prenait au cou. Ce système appelé Thakhatarth est également utilisé pour la chasse d'autres oiseaux plus petits que la perdrix, tels que les givres..

9 - Thissiouat

 La chasse aux petits oiseaux tels que le moineau se faisait en recourant à un autre type de piège dit Thissiouat. Il consistait à creuser un petit trou dans la terre, d'un diamètre de 8 à 10 cm et d'une profondeur de 4 à 5 cm dans lequel on mettait l'appât. On choisissait une pierre plate qui devait pouvoir couvrir le trou et déborder largement. La pierre en question était alors légèrement inclinée sur un côté dans le sens du trou et pour qu'elle  ne tombe pas, elle était soutenue par un bout de bois relié à un système piège. Dès que le moineau tentait de manger l'appât, la pierre plate tombait dessus et le coinçait dans le trou (trappe).

Pour le même type d'oiseaux, on avait aussi recours à un autre genre de piège dit Thikafat. C'est un instrument conçu en fil de fer rigide.

Les pièges utilisés étaient très variés et l'on peut citer entre autres : Lazouk, thalouihth, Elmendayaf, etc

De nos jours, la chasse est très peu pratiquée tant avec le fusil qu'avec d'autres moyens traditionnels.

10 - La pêche de poissons

 La proximité de la rivière Bousselem, avait donné aux jeunes l'occasion de s'adonner à la pêche. Elle se pratique encore de nos jours, mais un peu moins du fait de la pollution de l'eau et de l'environnement.

Par contre, aujourd'hui, outres la pêche à la  rivière, les habitants du village Lemroudj pratiquent la pêche au niveau des barrages non loin de là (Ain Zada, Kherrata, Thansaouth).

C'est un sport passionnant qui permet de beaucoup marcher et un total repos de l'esprit.

  Auteur : Rachid Sebbah

Mouloud Boudraa, artiste chanteur

 Mouloud Boudraa est né le 11 Août 1976 à Draa Kébila (village Lemroudj). Il a appris la musique tout seul en utilisant la guitare de son frère ainé lui-même amateur.

C'est en 1998 à  Alger qu'il rencontra le chanteur chaabi Mohamed Silami. C'est donc à  l'âge de 18 ans qu'il débuté réellement sa carrière de musicien. Il est auteur et compositeur de toutes ses  chansons (paroles et musique).

Il joue de la guitare et de la percussion (Derbouka).

Il enregistra son premier album de 6 chansons en 1999 sous le titre 'Avava  iaazizen', en hommage à son père décédé en 1994.

En 2001, il adhère à l'association Nedjma de Mourad El Bez, spécialisée en musique andalouse.

En 2003, pour des raisons personnelles, il a arrêté de faire de la musique. En 2004 il rentre au conservatoire de musique mais ne tarde pas à le quitter car les horaires de travail et ceux des cours de musique étaient presque les mêmes.

En 2005, Mouloud Boudraa enregistre son 2eme album de 6 chansons qu'il intitula 'Imazighen'. L'album est sorti et commercialisé en 2006.

Par ailleurs, Mouloud Boudraa a participé à des émissions à la radio Elhidhab de Sétif et à la radio El Bahdja ; il est classé premier à  l'émission hit parade en 2007.

Actuellement il a un nouveau produit prêt à  être enregistré avec clip vidéo ; sa sortie sera pour bientôt.

Moudoud Boudraa organise des galas et des soirées. Jeune qu'il est, il est destiné à devenir un brillant musicien et chanteur. Nous lui souhaitons une carrière prospère et une bonne chance.

  Auteur : Rachid Sebbah

Ali, passionné de la culture amazigh et des objets anciens

Né en 1975 à Bouzelatene (commune Draa Kebila), Ali Khelloufi s'intéresse aux objets anciens ainsi qu'aux traditions et rites Amazighs dès l'âge de 14 ans.

Ali Khelloufi utilise couramment le kabyle et l'arabe. Il a aussi appris l'alphabet amazigh en Tifina et s'intéresse beaucoup à cette dernière langue qu'il parle bien. D'ailleurs il possède un recueil de poèmes et proverbes en Tamazigh intitulé poésie de montagnards (Tamdhiasth sghour imasdhourar).


Collecter et entretenir des objets anciens qui sont en relation directe avec la culture et les traditions de la région telle est sa passion. Il s'intéresse aussi à leur histoire.


Avec son trésor d'objets anciens de grande valeur, il participe aux expositions organisées à travers le pays dont la dernière est celle de la maison de Jeunes de Draa Kébila à l'occasion de la semaine culturelle tenue du 15 au 20 avril 2009 et de la célébration de la journée nationale du Savoir (Youm El Ilm). A signaler aussi sa participation à l'exposition organisée à Riadh El Feth dans le cadre de la manifestation "Alger capitale de la culture Arabe" en 2007.


Les objets anciens exposés ont attiré de nombreux visiteurs avides de savoir plus sur la culture et les traditions ancestrales.


Il est disponible pour participer à d'autres manifestations et expositions culturelles tant en Algérie qu'à l'étranger afin de mettre ses objets au service de la culture.


Il déploie beaucoup d'efforts pour préserver les objets déjà collectés et récolter d'autres dans le but d'enrichir la collection existante afin de mettre en valeur la culture Amazigh. Pour tous les efforts déployés, Ali est à féliciter et à encourager.

  Auteur : Rachid Sebbah

Proverbes et dictons kabyles

Les proverbes et dictons kabyles qui suivent sont rassemblés avec l'aide de tous ceux qui ont bien voulu y contribuer ; nous les remercions. Vous aussi, vous pouvez y participer en laissant les proverbes et citations dans la case commentaire. Nous vous remercions d'avance.

-  Abikhrouf ourizmir iymanis yarnad avardjaghlal firis

-  Athatagoualt aajemi bazafam ikhari dhroussam, rouh akan akhiram

-  Amghar issouak, thamgharth thouwid lakhvar

-  Avava outhanagh ami akalnagh

-  Azgar iaklan ghmas ouladhnata adhytmahane

-  Agla outamaa itchath oukadhab

-  Akane itourayante et nafante

-  Akane thasvart arathasnafaat

-  Amyaz kabl anagaz

-  Am'tachouyathni am'tsksiwithni

-  Ayane ikhdhame athyafe

-  Akane thas'iit et thaswit  

-  Aâkka ouzamour tabrakh ithidissaghlayen

-  Awin yashal walouy hadr imanikh  dhagghlouy (dhithroussi)

-  Achar ouritalam

-  Andha thouthit afartas adhejarhane et dhamane.

-  Adou atassaout, ved atwalit, kim khra outhitasiat

-  Akkane thavghit, dounith thakarak ala

-  Addou atafate, kim oulache 

-  A thislith outhass'it dhachou arthakhourt dhakariou

-  Amarmache zath idarghoula dhazarkak

-  Boussaadia yougadh ikzah, ikzah ougadh boussaadia

-  Illa khilla nakhfath, illa dhrous ikhfayagh

-  Igla oukorane sou zagza

-  Itassad amouzarzour louakth ouzamour

-  Koul yiouane yaakal vavis

-  Khra yella, khra yerna

-  Lakhvar nassah tawinith inagoura

-  Lahmoum dhikdhiman sboub dhifzimen.

-  Loukane outzadhente ou naksente loukane namoug akouith thassanaä

-  Loukane thayarza soukamouche, loukane ouradjigh amkane

-  Loukane machi dhachethwa loukane naäl akouith thihouliyine

-  Mouhant houkat ouhatghazit

-  Malla assiwal nalfata, thassousmi nadhab

-  Miya fkighthant, faâchra marnighthant

-  Oulach dhoukhan bla thimas

-  Oudham narvah ivane

-  Oudadjine imazwoura aradinine inagoura

-  Assarf dhazgane dhithemaïchth

-  Talk ighalinikh atchat

-  Thayarza thadoum, essava dhissougassen

-  Thimas thatadjad ighadh

-  Vav elhaja assikhedham anazgoum

-  Win youthan imanis soufoussis ourizaglara

-  Win ounkhadam ouricharat

-  Win iskanaane yarwa

-  Win ithatran ighi ou rithafar akvouch

-  Win ihatrane thaghatis thadjad sine ighaydhane drane, win ighavane thaghatis thadjad yiwane yighith yamouth

-  Yiwane outiyoufi akan ivgha

-  Zande imazwoura natcha, adnazou adhatchane inagoura

-  Ztigh ighil mazal aachra

-  Elgarra eddourias, adhfal eddouias, aggris iktaa thikarkas

-  Tillath ayitabalen garthawourth thoutham

-  Inayas essiff ichathwa ouloukane ou dhanaki ouhantaghazit, thanayas   echathwa oulounane oudhnaki ou damghine.

-  Thanayas thagat nedjhagh iffagh fourar ; inayas fourar ithaghat adratlagh

      yiwane ou ass fvava ivrir akmadjagh thaalkat dhougtar.

  Auteur : Rachid Sebbah

Rabah Zabachi, artiste peintre

Né à Draa Kébila le 15 Avril 1949, Rabah Zabachi est un artiste peintre qui s'est forgé par vocation et sur le tas.

Rabah Zabachi s'est spécialisé dans les arts plastiques ; il consacrait beaucoup de son temps à peindre de très beaux tableaux dont les thèmes sont inspirés de la vie  quotidienne et parfois du passé dramatique dont il est témoin (événement de la guerre de libération nationale).

Il est parti à Alger en 1965 pour  y résider avec sa famille, fréquenter l'école et travailler par la suite. Il a commencé à faire de la peinture à l'âge de 18 ans. C'est là où la vocation d'artiste peintre s'est révélée davantage grâce à son adhésion à l'union nationale des artistes peintres (UNAP) en 1969.

Rabah Zabachi a exposé ses tableaux aux galeries de l'UNAP à Alger, rue Omar Racim, pour la première fois, en novembre 1972 ; ce fut un grand succès qui l'encouragea davantage à aller de l'avant. Mais auparavant il participait à des expositions collectives depuis 1969.

Par ailleurs il avait exposé à Annaba en 1973, à Sétif en 1996, ect.

Par la suite il a exposé notamment à Tunis, Paris, Berlin, etc.

Parallèlement à la peinture, Rabah Zabachi exerce le métier de sérigraphe depuis 1970 à ce jour.

Avec un peu d'aide, Zabah Zabachi aurait poursuivi sa carrière d'artiste peintre et aurait produit des toiles encore meilleures qui constitue un patrimoine culturel de grande valeur à préserver pour que les générations avenir sachent ce que leurs prédécesseurs réalisé comme  œuvres grandioses.
 
  Auteur : Rachid Sebbah

Said Akhalfi, artiste musicien

Said Akhelfi, est né le 27 Juillet 1936 à Draa Kébila, est artiste musicien ; il a fait le tour du monde pour faire connaitre la musique traditionnelle algérienne. Nous l'avons rencontré le 9 Août 2009 à l'hôtel Krima à Bouferroudj (Hammam Guergour).

Le portait qui suit lui est consacré afin de le faire connaître davantage, notamment à travers le net.

De son vrai nom Nissia Said, il est natif du village Ithaali Ouathmane (Ouled Ali Benathmane), commune Draa Kébila, wilaya de Sétif. Il a commencé à jouer de la flute au roseau très jeune. C'est à ce moment là que sa vocation musicale s'est révélée et Said a su la mettre à profit.

Il était aussi berger et c'est en gardant ses chèvres et ses brebis qu'il jouait de la flûte qu'il avait lui-même fabriqué avec un morceau de roseau. Mais auparavant il avait acheté une flûte auprès d'un marchand ambulant avec une quantité des poiles de chèvres. Comme il avait acheté sa première cornemuse, au marché hebdomadaire de Bouandas, à trois dinars qu'il avait fallu trouver en faisant cotiser ses camarades intéressés par la musique traditionnelle. Depuis, il avait fabriqué d'autres instruments plus perfectionnés.

Sa carrière de musicien avait réellement commencé au début des années 50 du vingtième siècle. Il avait été meddah avec un groupe de jeunes qu'il avait constitué. Leur activité consistait à chanter à l'occasion des fêtes, à organiser ibouaafifan lorsqu'il pleut beaucoup et Anzar quand il y a absence de pluie et que la terre a tant besoin d'eau. 

Puis au début des années 70 du siècle dernier, il avait relancé sa carrière de musicien en France tout en étant ouvrier dans les ateliers Renault. C'est à partir de ce moment que sa vocation de musicien s'est confirmée davantage notamment en côtoyant  d'autres confrères tels que Slimane Azem, Taleb Rabah, Idir, Akli Yahiatene et bien d'autres. Par la suite, il a contribué à faire émerger de jeunes talents de la musique algérienne telle que Houria Aichi.

Il a joué de la musique surtout en France, mais aussi dans tous les pays d'Europe, aux Etats Unis, en Australie, au Sénégal, etc. Il a également fait du théâtre.

Il est auteur et compositeur dont l'une des ses œuvres est le CD intitulé chants et danses Kabyles (groupe IDEBALLEN) édité par ESPACE MEDETERRANEEN à Paris.

Actuellement Said Akhelfi prépare un autre album. Il pense que le mome( Rwah Tsughaline ).nt est venu pour prendre sa retraite et retourner à son village natal avec le souhait de pouvoir faire le pèlerinage à la Mecque très bientôt Inchallah.

Voici le texte qui se trouve sur la jaquette du CD cité plus haut :

" Said Akhelfi

Sa vocation a commencé à l'age de 8 ans.

Enfant, il allait garder des moutons, et la tradition chez les bergers fait que pour dompter la patience, on siffle dans la flûte. C'est dans les hautes montagnes de Kabylie que Said Nissia s'est forgé l'art de jouer de la flûte.

Said Nissia le soliste devient plus tard Saïd Akhelfi au sein du groupe Kabyle avec lequel il se produit pour rythmer les moments forts de la vie de sa communauté. Il sait également se faire professeur de musique.

En 1978, il devient musicien professionnel. Sollicité par de nombreux artistes, chanteurs et comédiens, il les accompagne dans leurs spectacles, sur les scènes du monde entier. Marguerite Amrouche fera appel à lui pour l'accompagner à travers les contes et légendes qu'elle raconte dans une émission de France – Culture. Il est aussi le "gardien" de la tradition artistique kabyle, il veille à préserver et à transmettre une musique ancestrale, qui court le risque d'être écartée par un mode d'expression plus moderne. Cet enregistrement est destiné à enrichir davantage les rythmes les plus marquants de la musique populaire de Kabylie.

Said Akhelfi, meneur de la troupe IDEBALLEN est aussi artisan, créateur et interprète à la fois, il interprète avec la Ghaita, Bendir et Tbel qu'il fabrique lui-même. Il demeure l'héritier de la tradition très pure, dont la carrière est internationale, qui fera découvrir aux nouvelles générations les musiques ancestrales authentiques qui sont interprétées de façons magistrale."

Ci-dessous les 16 titres que contient le CD du groupe IDEBALLEN

1.      Lghorva ( Rwah Tsughaline ).

2.      Tameghra ( Rwah Tsughaline ).

3.      Chakin Ayabaouche ( Rwah Tsughaline ).

4.      Abassi Laâcha (Zendali Daw Oufous ).

5.      Lafrah Amarbouh (Zendali Daw Oufous ).

6.      Ayatar ( Rwah Tsughaline ).

7.      Ayma – Yema ( Rwah Tsughaline ).

8.      Barkayi ( Rwah Tsughaline ).

9.      Louta Lmekloub (Zendali Daw Oufous ).

10.    Anfiyi ( Rwah Tsughaline ).

11.    Yousad Lfarhim ( Zendali Daw Oufous ).

12.    Rouah ( Hedaoui ).

13.    Aman ( Zendali Daw Oufous ).

14.    Chtah N'tmaghra ( Rwah Tsughaline ).

15.    Aberhi N'wassif ( Zendali Daw Oufous ).

16.    Yir Saâd ( Rwah Tsughaline ).

Ghaitas ; Said Akhelfi et Arezki

Tbel : Djamel et Mokrane Oubakous

Bendir : Karim Kerdjou

Production : SA

Distributeur : Espace Méditerranéen.

  Auteur : Rachid Sebbah

Objets anciens

Dans le passé, les habitants de Lemroudj produisaient beaucoup de choses dont ils avaient besoins dans  leur vie quotidienne. Ici, nous évoqueront notamment :

-          Aylou

-          Thagachoult

-          Ayadidh

-          Thazaaloukth

-          Adhlaw

-          Agarthil

-          Assedjadh

1 - Aylou

 

Autrefois, les habitants du village produisaient la quasi-totalité des biens de consommation ou de production dont ils avaient besoin.

  Les sacs utilisés pour stocker ou transporter le blé et l'orge ou la farine étaient faits avec la peau de mouton ; ils étaient appelés Yalwane (aylou au singulier).

 2 - Thagachoult

 C'est un sac fait avec de la peau de mouton et qui sert à la transformation du lait caillé en petit lait et beurre.

  Pour fabriquer Thagachoult, la peau de mouton faisait l'objet d'un traitement différent de celui d'aylou.

3- Ayadidh

  C'est une outre en peau de chèvre. Le traitement de la peau de chèvre était différent de celui de la peau de mouton. Ayadidh était utilisé pour transporter de l'eau de la fontaine et à la maison. Il était aussi utilisé pour alimenter en eau les moissonneurs en Eté.

 Ayadidh plein d'eau accompagnait toujours les moissonneurs à travers champs et il était accroché  à un tri pieds appelé en kabyle "Imasnda".

   Rempli d'eau à la fontaine, il était transporté par la femme kabyle sur son dos. L'éloignement de la fontaine et le relief du trajet ainsi que le poids de l'outre faisait peiner la femme kabyle qui, en plus de cette besogne, s'occupait de plusieurs tâches et travaux qui étaient à sa charge.

  Elle élevait et éduquait ses enfants, s'occupait des vaches, des chèvres, des brebis, des poules et des lapins, travaillait dans les champs (jardinage, cueillette des figues et des olives, ramassage de bois de chauffage).

 4 - Thazaaloukth

 

 

C'est une outre en peau de chèvre mais de capacité moindre que Ayadidh.

 

      5 - Adhlaw

 C'est une outre encore plus petite que Thazaaloukth et de forme aussi différente mais toujours en peau de chèvre.

 On confectionne Adhlaw en utilisant les restes de Ayadidh ou de Thazaaloukth usée et qui ne servait plus à rien. On récupérait alors ce qui restait comme peau et on confectionnait Adhlaw dont la capacité variait de 2 à 5 litres.

 Il était utilisé comme un moyen de rafraîchissement de l'eau surtout en période de chaleur. Il était  aussi facile à transporter du fait qu'il était léger.

 6 - Agharthil

  C'est un tapis en alfa que les habitants du village ne produisaient pas localement ; ils l'achetaient chez les marchands venant de la région sud de la wilaya de Sétif.

   Pour dormir, il n'y avait pas de lit comme aujourd'hui ; on étalait Agharthil parterre (sur Aghouns) et on y ajoutait des tapis de laine. On dormait à plusieurs sur une même couchette. Aghouns, c'est le parterre de la maison. Il est légèrement en surélévation par rapport au niveau de la cour et ce pour éviter la montée des eaux pluviales. Le parterre de la maison n'est pas fait de carrelage ou de dalle de sol. Il est fait de terre d'argile mélangée à de la bouze de vache.

 7 - Assedjadh

   C'est un genre de tapis rond, fait en alfa. On faisait différents usages, notamment lors du transport d'eau avec ayadidh. Les femmes mettaient assedjadh sur leurs dos avant de déposer dessus ayadidh.

  Auteur : Rachid Sebbah

Sur les traces de l'architecture kabyle ancienne

 - Akham

L'architecture ancienne des maisons kabyles à Lemroudj mérite une attention particulière de notre part. Les vieilles maisons sont en voie d'extinction emportant avec elles leur architecture et les vieux anciens instruments utilisés dans le passé.

En effet, les anciennes maisons sont différemment  construites ; mais elles ont toutes des points communs qui seront mis en évidence ci-après.

Pour construire leurs maisons, nos ancêtres faisaient usage de matériaux locaux : pierre, terre argileuse, bois de cèdre et de peupliers, tuiles en terre d'argile cuite, etc.

La pierre était généralement préparée longtemps à l'avance avant de commencer les travaux de construction.  Pour cela, après avoir repéré la carrière de pierre, les hommes concernés par le projet s'équipaient de pioches, de massues, de levier en fer, de pelles, etc. Ils exécutaient eux-mêmes les travaux d'extraction qui pouvaient durer des mois.

La pierre extraite était alors transportée à dos d'ânes ou de mulets jusqu'au lieu de la construction  envisagée.

Comme pour la pierre, il fallait désigner le lieu d'extraction de la terre d'argile à utiliser comme liant (le ciment n'était pas largement répandu comme maintenant).

Ensuite, on désignait le maçon parmi les enfants de Lemroudj ou des villages voisins, pour se concerter avec lui sur l'architecture de la future maison, les dimensions à retenir, le nombre de chambres et de lieux d'accompagnement, l'orientation, l'emplacement des portes et fenêtres, etc.

Une fois que le propriétaire de la future maison et le maçon tombaient d'accord sur tous les points précités ainsi que sur la rémunération de ce dernier, il était procédé à l'implantation du chantier en délimitant les pourtours.

La première action à entreprendre consistait à creuser les fondations sous la direction du maçon. Ces fondations avaient la forme de fossés d'une profondeur d'environ 1m d'où les murs commençaient à s'élever vers le haut sans aucun pilier ni ferraillage.

Une fois les fondations creusées, les travaux commençaient ; par manque de moyens, ils pouvaient durer des années entières.

Il n'y avait pas de ciment à l'époque ; on utilisait de la terre d'argile mélangée avec un peu de paille et de l'eau. Ce mélange s'appelait en kabyle Allaut.

Quant à la pierre, pour obtenir des murs droits et bien alignés, le maçon taillait pierre par pierre en fonction du besoin.

Une fois les travaux de construction des murs terminés, le maçon était appelé à réaliser la charpente et la pose des tuiles et autres accessoires indispensables tels que chevrons (Issevdharane en kabyle, assavdhar au singulier), les traverses de peuplier (Ijagouane en kabyle, Ajgou au singulier), le tapis d'osier déposé sur la charpente avant la pose de tuiles (Echoukka en kabyle).

Les chevrons étaient généralement choisis lors de la taille des cèdres. Comme traverses on utilisait des troncs de peupliers coupés dans les champs du propriétaire de la future maison en construction ou acquis auprès d'autres familles. La traverse du milieu est appelée Akantas en kabyle.

Quant  aux tuiles romaines (Thikarmoudhine au pluriel, Thakarmout au singulier), elles étaient fabriquées localement dans une tuilerie traditionnelle (Koucha en kabyle qui signifie four).

Les portes et fenêtres étaient aussi réalisées localement avec les moyens de l'époque et avec des planches souvent provenant du sciage de troncs d'arbres appartenant au propriétaire de la maison en construction.

S'agissant de l'architecture adoptée, elle est très peu différente d'une maison à une autre ;  c'était selon les moyens des uns et des autres et en fonction de la superficie dont on pouvait disposer comme assiette foncière.

En kabyle, Akham signifie la maison. Mais dans la plupart des anciennes maisons on retrouvait  une grande pièce appelée aussi  Akham. C'était généralement un salon d'une longueur d'environ 7m (14 coudées) et d'une largeur de 5m (10 coudées).  Il y avait de plus petits mais aussi de plus spacieux.

Akham, c'était la pièce maîtresse où se rassemblaient tous les membres de la famille, mais aussi, un lieu où un Kanoun était creusé au niveau de la partie supérieure loin de la porte d'entrée.

Le Kanoun servait à chauffer la maison en hiver, mais aussi pour faire cuire la nourriture et faire sécher les habits lavés ou mouillés. Le Kanoun, c'était un trou circulaire de 30 à 40 cm de diamètre et d'une profondeur de 20 à 30 cm. Aux alentours immédiats du Kanoun,  on plaçait trois morceaux de terre cuite appelés Iniyènes (Ini au singulier), sur lesquels on plaçait la marmite et autres récipients et ustensiles utilisés dans la cuisson de la nourriture. 

Chez les familles aisées, on retrouvait un Kanoun dans chaque pièce y compris les pièces qui servaient de chambre à coucher.

On chauffait avec du bois ; ce dernier était collecté durant l'été et l'automne et au besoin on complétait les provisions en hiver. Nos ancêtres étaient plus prévoyants que nous ; ils s'y prenaient 4 à 5 mois avant que l'hiver ne s'y installe.

Il n'y avait pas de cheminée ou de conduit de fumée ; cette dernière sortait en s'élevant vers le toit de la maison, traversait le tapis d'osier et s'infiltrait à travers les tuiles. C'était là l'un des secrets de la maison kabyle ;  le toit permettait à la fumée de sortir mais il empêchait le froid de pénétrer à l'intérieur.

Dans ce grand salon, les femmes travaillaient la laine, tissaient des tapis de laine (Ikhallalane N'tadhot, Akhallal au singulier), des habits à base de laine tels que le Burnous (Avarnos ou avidhi) porté par l'homme. Thakhalalt c'était un petit tapis que la femme portait pour se protéger du froid ou se couvrir de la pluie.

Dans cette grande pièce on retrouvait aussi :

-         Des jarres en terre cuite qui servaient à stocker du blé, de l'orge, de semoule, des fèves, des figues sèches, etc.  Les grandes jarres étaient appelées Ikhoufane (Akhoufi au singulier) et les petites, thikhoufathine (Thakhoufith au singulier).

-         Eddoukan, genre de placard sans porte qui servait de buffet pour ustensiles.

-         Boukachach en bois servait pour accrocher les tamis.

-         Assakkoun (corde en fil de fer) était utilisé pour accrocher les oignons et l'ail afin de les conserver pour l'hiver. Cette corde était placée juste au dessus du Kanoun pour que l'oignon et l'ail se conservent longtemps et bien.

-         Igagane (Iguig au singulier), morceau de bois rigide d'une longueur d'environ 60cm et de 8 à 10 cm de diamètre. Ces derniers étaient implantés dans les murs du salon pour accrocher des objets divers notamment Thagachoult (genre de sac fait avec de la peau de mouton et servant à faire du petit lait et du beurre en la remplissant de lait caillé que l'on secouait pendant un certain temps). Thafkloujth était également utilisée dans cette opération. C'est un genre de citrouille qui ne se mange pas ; la coque débarrassée de ce qu'elle contenait comme grains et autres est séchée à l'ombre pour servir comme instrument d'extraction de petit lait et de beurre.

-         Azata est un métier à tisser traditionnel.

 Adaynine, local mitoyen au salon, servait d'écurie pour la vache ou les chèvres ou les brebis possédées par la famille. Le salon et l'écurie possédait la même porte d'entrée et communiquaient entre eux. Le plancher du salon, appelé aghouns, était légèrement surélevé d'environ 40 à 50 cm par rapport au local servant d'écurie. Aghouns était suffisamment lisse et fait avec de la terre mélangée à de la bouse de vache. Les murs du salon étaient également revêtus d'abord avec de la terre d'argile puis avec du gypse (Djebs en kabyle) leur donnant la couleur blanche qui noircie rapidement sous l'effet de la fumée du Kanoun.

 Pour accéder au salon, on passait par Idhavdhar qui n'était autre que la différence de niveau entre le plancher du salon et celui de l'écurie. Cette surélévation empêchait les rejets des animaux de remonter vers le plancher du salon.

 A noter ici que ce type de construction permettait de rationaliser le chauffage en hiver d'une part et de s'occuper de la vache, des chèvres ou des brebis pendant la nuit. On leur donnait à manger et on les visitait sans sortir dehors ; c'était une façon de se protéger du froid.

 D'ailleurs, le mur qui séparait le salon de l'écurie comportait une issue d'accès immédiatement à l'entrée de la maison et à gauche, une autre issue un peu plus loin près du mur d'en face. Ces deux issues permettant de donner à manger aux animaux et de faire bénéficier ces derniers du chauffage du kanoun et faire profiter les habitants de la maison de la chaleur dégagée par les bêtes elles mêmes.

 Au dessus du local servant d'écurie, on retrouvait souvent un petit grenier (Thaarichth en kabyle). C'était là où l'on déposait les produits destinés à la consommation tels que grenades récoltées en automne, viande séchée, etc.

 La porte d'entrée principale possédait Amnar, un genre d'arrêtoir en pierre d'environ 20 cm pour empêcher les eaux de rentrer en hiver à la maison.

 Le salon possédait une autre petite porte du coté Nord Est dite Thawourth thamaziante ou Thakablith car elle permettait au vent frais d'été de rentrer dans le salon. Ce dernier avait aussi une petite fenêtre pour la lumière du jour et l'aération.

 Chez les familles plus aisées, outre ces deux pièces, on pouvait trouver deux à trois autres chambres assez vastes, une petite pièce servant de cuisine, une salle d'eau et une pièce appelée askif, par laquelle on accédait à la cour et aux autres chambres.

 Askif, possédait une grande porte assez large, comportant deux ouvrants dont l'un d'entre eux était muni d'une petite porte. Askif comportait un passage d'environ 1,5 m de large, d'un espace surélevé de près de 75 cm par rapport au passage et d'un lieu où l'on pouvait déposer les petits fûts d'eaux faits en bois (Thivatiyine, Thavattith au singulier) ; c'était là aussi où l'on accrochait les outres d'eau (Iyadidhane, Ayadidh au singulier).

 Sous les outres, on déposait des assiettes en terre cuite (Ichakfane, Achkouf au singulier). Une rigole était prévue pour permettre à l'eau de ruisseler et de sortir à l'extérieur de la maison).

  Ce type d'architecture est encore visible au niveau des vieilles maisons en ruine. Dommage, qu'aucune restauration n'est envisagée ni par les propriétaires eux-mêmes ni par les services étatiques concernés par la culture et sa protection. Le jour où l'on se rendrait compte de l'importance de ce patrimoine culturel, il serait peut être trop tard pour agir. Donc, autant le faire dès maintenant !

Maison kabyle en pierres

   Auteur : Rachid Sebbah

 

La fontaine du village

A Lemroudj, à l'instar des villages kabyles, jadis, la fontaine jouait un rôle primordial dans la vie quotidienne des villageois. Elle les approvisionnait en eau potable et  abreuvait leurs bêtes de somme. Les femmes venaient pour faire leur lessive et aussi porter l'eau nécessaire à leurs foyers.

 Outre l'utilité vitale qu'elle a pour les villageois, elle représentait pour les femmes un endroit idéal pour se retrouver. C'était là qu'elles échangeaient leurs peines, leurs joies et aussi où convergeaient les informations du village.

Les femmes kabyles vivant dans une société dominée par l'homme avaient très peu de liberté. La fontaine leur offrait l'opportunité de se libérer le temps de remplir leurs outres, de s'affirmer, de donner libre cours à leurs sensations, à leurs longues conversations et de se détendre.

 Il n'y a pas si longtemps, au village Lemroudj, on dénombrait beaucoup de fontaines dont les plus connues sont : Thala Wadda, Thala Lmardj, Thala Aissa, Thala Ntamtalt, Thala Ntajemaath, Thala Izermane, Thala Oudhakar, Thala Miaarouf, Thala Oussabbah, Thala Nzengou.

 La fontaine permettait aussi l'irrigation  des jardins potagers situés en contre bas comme elle servait de douche pour les hommes une fois la nuit tombée. Par contre durant la journée, les hommes n'avaient pas droit de s'approcher de la fontaine même pour y chercher de l'eau potable.

 Eut égard à son rôle économique très important, quelquefois elle était source de conflits entre les riverains.

 Enfin, de nos jours, beaucoup de ces fontaines se sont taries. Celles qui subsistent encore sont reléguées au second plan et ne jouent plus le rôle primordial qu'elles avaient jadis.

écrit par Ali Ghellad

Préservons la langue kabyle

Certes toutes les langues évoluent au fil des temps. De nouveaux mots naissent et d'autres disparaissent en fonction des besoins de communication entre les membres de la société.

Mais, pour le Kabyle, nous avons l'impression que l'ancienne terminologie s'efface peu à peu pour laisser place à des termes importés d'autres langues notamment l'Arabe et le Français.

La langue est un élément déterminant de la personnalité de l'être humain. La langue maternelle véhicule la culture des ancêtres. C'est donc elle qui nous inculque la vraie histoire de ce que nous étions avant d'en arriver là.

C'est cette langue qui perpétue en nous nos spécificités, nos différences par rapport aux autres peuples. L'oubli de la langue maternelle, même partiel, signifie en clair l'abandon de l'un des éléments constitutifs importants de sa propre personnalité.

Aussi, afin d'éviter ce drame de l'abandon de la langue maternelle, nous avons le devoir de l'apprendre à nos enfants où qu'ils soient et de veiller à la perpétuer par l'usage quotidien.

S'agissant des termes qui ne sont plus utilisés, il est urgent de les reconstituer sous forme de lexique afin de les conserver pour les générations futures.

Dans ce blog (catégorie culture), dans un but purement culturel, nous proposons un projet de lexique des termes kabyles qui sera enrichi avec la contribution de toutes les personnes soucieuses de préserver la culture kabyle, nos origines, notre histoire  et notre identité.

  Auteur : Rachid Sebbah

Lexique des mots kabyle

Ce projet de lexique a pour but de recenser les mots kabyles qui ont tendance à disparaître afin de les conserver pour les générations futures. Ils constituent une partie de notre culture et de notre histoire.

Son enrichissement est en cours ; vous pouvez y contribuer en nous communiquant les mots qui ne figurent pas encore et que vous souhaiteriez y inclure.

Par ailleurs, vos propositions de mots seraient plus complètes si vous les faites accompagner de leur signification et de photos éventuellement.

Enfin, nous tenons à remercier tous ceux qui auront contribué à la mise au point de ce projet de lexique.

Objets en peaux

 Adhlaw, (Idhlawane au pluriel) -  Mini outre réalisée avec la peau de chèvre provenant d'une outre hors d'usage

 Ahidhour, (Ihidhourane au pluriel) -  Peau de mouton ou de brebis servant pour s'asseoir dessus.

 Alamsir, (Ilamsirane au pluriel)  -  Peau de veau ou de bœuf. Il sert soit pour s'asseoir dessus ou pour moudre du blé en plaçant dessus un moulin à main.

 Aylou, (Iyalwane au pluriel)  -  Sac fait de peau de mouton ou de brebis

 Ayadidh, (Iyadidhane au pluriel)  -  Grande outre faite de peau de chèvre et servant à emmagasiner de l'eau ou à le transporter de la fontaine vers la maison.

 Thazaaloukth, (Thizaalak au pluriel)  -  Petite outre.

Objets de tissage

 Afaguag, (Ifaguaguène au pluriel)  -  Barre en bois utilisé dans le métier à tisser traditionnel. 

 Aghanim, (Ighanimane au pluriel)  -  Roseau utilise dans les metiers à tisser traditionnels.

Assaghrou, (Issoughra au pluriel)  -  Bâton en bois servant de piquet dans le tissage au moment du lancement.

 Ayazil, (Iyazilane au pluriel)  -  Carde en fer avec un bras en bois, utilisé dans le tissage de tapis, de burnous et autres objets faits en laine.

Azatta, (Izattouane au pluriel)  -  Tissage traditionnel.

 Imchat, (Imachtène au pluriel)  -  Peigne utilisé dans le travail de laine.

 Oulmane, (ce mot est au pluriel et n'a pas de singulier)  -  Fils de laine utilisés pour le tissage de tapis, de burnous, ect.

 Ousthou, (ce mot est au singulier)  -  Fil fin utilisé dans le tissage traditionnel. Il ressemble au fil à coudre. Mais généralement il est fait à base de laine et réalisé à la maison.

 Thajabat, (thijabadhine au pluriel)  -  Pièce faite de fer et de bois servant à tirer.

 Tharoukha, (Thiroukhiyine au pluriel)  -  Bâton en bois utilise pour réaliser le fil de laine.

 Thassanarth, (Thissanarine au pluriel)  -  Instrument utilisé pour la réalisation de fil en laine.

 Thawassoult, (Thiwassouline au pluriel)  - Bâton en blois utilisé dans le métier à tisser traditionnel.

 Thimchat, (Thimachtine au pluriel)  -  Petit peigne utilisé pour le travail de la laine.

 Thirighli, (Thirighliwine au pluriel)  -  Barre en bois, de forme ronde, utilisé dans le métier à tisser traditionnel.

 Objets de labours

 Anzal, (Inazlène au pluriel, Thanzlt au fémin)  - Bâton en bois utilisé pour enlever la boue qui colle au soc de la charrue, pour piquer les bœufs et leur signifier de tirer ou d'avancer, pour orienter les bœufs lors des les babours.

 Arkassen, (ce mot est au pluriel, Arkas au singulier)  -  Paire de souliers faits de peau de veau ou de bœuf. Ils sont utilisés spécialement lors des labours ou du travail de la terre surtout l'hiver.

 Azougli, (Izoughliyane au plurie)   -  Barre ronde en bois utilisé dans la charrue à bœufs. Elle est placée sur les cous des bœufs.

 Lmaoun, (Lamwaâne au pluriel)   -  Charrue en bois utilisée pour labourer les champs.

 Thafkalt, (Thifkaline au pluriel)   - 

 Thagoursa, (Thigharsiwine au pluriel)   -  Soc en fer forgé utilisé dans la charrue en bois.

 Thanzalt, (Thinazline au pluriel)  -  Genre de gaule utilisée à l'occasion des labours pour orienter les bœufs ou les inciter à tirer mieux.

 Thavouda, (Mot au singulier)   -  Plante utilisée pour réaliser un genre de coussin que l'on place sur le cou du bœuf lors des labours.

 Thazithma, (Thizithmawine au pluriel)  -  Courde en peau utilisée dans la charrue en bois.

 Thissilat, (Thissilthine au pluriel)   -  Partie de la charrue en bois.

 Objets de moissons battage

 Amghar francis, (Imaghnane francis au pluriel)  -  Faux pour faucher le fourrage.

 Amgar oufous, (Imagrane oufous au pluriel)  - Faucile traditionnelle à main.

 Annar, (Inourare au pluriel)  -  Terrain où se faisait le battage de blé et d'orge.

 Llouh, (Lalwah au pluriel)   -  Planche avec bras long, utilisée pour séparer les grains de blé ou d'orge de la paille.

 Thaâlafth, (Thiaâlafine au singulier)   -   Filet de corde utiliser pour le transports des épis de blé ou d'orge, de fon, de fourrage, etc.

 Thaffa, (Thafiwine  au pluriel)   -  Grande motte de blé ou d'orge.

 Thazzarth, (Thouzzar au pluriel)   -  Herse en fer ou en bois utilisée dans les moissons battage.

  Auteur : Rachid Sebbah

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